Politique

Ramtane Lamamra : il ne reste en Algérie « que des résidus de terrorisme »

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. © Stan Honda/AP/SIPA

Lors d’une déclaration à la presse, jeudi, Ramtane Lamamra, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a qualifié de "spectaculaire" l’opération menée mardi ayant conduit à la mort de 23 djihadistes. Une manière de répondre aux critiques parues dans la presse saoudienne au sujet de la politique antiterroriste de l'Algérie. 

"Un bond qualitatif "

Ramtane Lamamra a vanté, jeudi 21 mai, les capacités de l’Armée nationale populaire et des services de sécurité à contrôler et à éradiquer des cellules terroristes dans le pays. Selon, lui la dernière opération militaire à Bouira, qui a conduit à la mort de 23 jihadistes, constitue "un bond qualitatif" dans cette lutte.

Cette opération s’inscrit dans la vaste offensive lancée au mois de septembre dernier à suite de l’assassinat du français Hervé Gourdel par des membres de Jund el-Khalifa, un groupe ayant fait sécéssion d’Aqmi après avoir prêté allégeance au groupe État islamique. Depuis mardi 19 mai, l’armée a investi une zone montagneuse située à 100 km à l’est d’Alger, après avoir reçu des informations faisant état de la présence d’un important groupe armé dans la région de Bouira.

Ce genre d’opération "exige la mobilisation de forces spéciales", a déclaré le ministre, avant d’ajouter que le citoyen algérien "participe à sa manière à l’action visant à mettre un terme au phénomène du terrorisme en Algérie".

Lamamra a affirmé que "le monde entier reconnaît le professionnalisme des forces de sécurité et de l’ANP dans la lutte antiterroriste". Et d’insister : "Le monde entier est désormais convaincu qu’il y a des pays pionniers dans la lutte antiterroriste et l’Algérie est en tête de ces pays".

Une réponse à l’Arabie saoudite

Cette déclaration survient quelques jours après la polémique lancée par un journal saoudien. Citant des sources diplomatiques dans son édition du 17 mai, El Makka annonçait que les autorités saoudiennes avaient placé l’Algérie sur liste noire aux côtés de sept autres pays (Myanmar, Équateur, Pakistan, Ethiopie, Turquie, Yémen, Syrie) En cause ? Des efforts jugés insuffisants en matière de lutte antiterroriste et des suspicions de blanchiment d’argent.

Mardi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Benali Cherif, avait déjà répondu aux accusations en déclarant : "L’Algérie qui a, de tout temps, été à l’avant-garde de la lutte antiterroriste, a poursuivi ses efforts sur le plan international dans le sens de l’édification d’un système juridique visant à éradiquer ce fléau". Depuis le refus de l’Algérie de rejoindre la coallition au Yémen, les relations entre Alger et Ryad ne cessent de se dégrader.
 

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