Politique

Éthiopie : ouverture des bureaux de vote, l’EPRDF au pouvoir favori

| Par AFP
Meeting de campagne du Front démocratique révolutionnaire du peuple.

Meeting de campagne du Front démocratique révolutionnaire du peuple. © AFP

  Plus de 36 millions d’éthiopiens ont commencé a voter dimanche pour des élections législatives et régionales qui devraient voir une large victoire de la coalition au pouvoir depuis 1991.

Les bureaux de vote ont ouvert à 06H00 (03H00 GMT) dans la capitale Addis Abeba. En début de matinée, le flot d’électeurs était régulier et le vote se déroulait dans le calme, a constaté un journaliste de l’AFP dans les quartiers de Kazanches et Cherkos.

Dans certains bureaux, trois observateurs, membres de différents partis politiques, surveillaient les opérations de vote et expliquaient le processus. Dans la plupart, seuls des observateurs de l’EPRDF, la coalition au pouvoir, étaient présents.

"Il y a eu des débats à la radio. Nous savons maintenant quel parti il nous faut pour le développement du pays", a commenté Abebe Simegni, juriste et électeur à Kazanches.

"J’espère que l’EPRDF va l’emporter, mais peut-être que si l’opposition obtient plus de sièges au parlement, il y aura plus de discussion sur ce que fait le gouvernement, ce serait mieux pour le pays", déclarait pour sa par Wassen.

Dans les rues d’Addis, toutes tranquilles, des camions à canon à eau de l’armée étaient visibles par endroits.

Le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), qui domine sans partage depuis un quart de siècle le pays et ses 94 millions d’habitants, est assuré de l’emporter, et la seule inconnue est l’ampleur de sa victoire.

Lors des dernières élections en 2010, l’EPRDF et ses alliés avaient remporté 545 des 547 sièges du parlement. Le seul député d’opposition, Girma Seifu, du parti Unité pour la démocratie et la justice (UDJ), ne se représente pas. Et le scrutin a été reporté à "une date indéterminée" à Boda (sud), dans l’unique circonscription détenue par un député indépendant.

Ces élections sont les premières depuis la mort de l’homme fort du pays Meles Zenawi, décédé de maladie en 2012 après plus de 20 ans au pouvoir.

Malgré les promesses d’ouverture de son successeur Hailemariam Desalegn, les partis d’opposition accusent l’EPRDF d’user de tactiques autoritaires pour museler la campagne électorale et conserver sa position dominante. Les organisations internationales dénoncent régulièrement des atteintes à la liberté d’expression, des arrestations arbitraires et des tentatives pour étouffer toute forme de pluralisme.

La Commission électorale éthiopienne (NEBE) a déployé quelque 40.000 observateurs dans les 45.795 bureaux de vote. Les observateurs internationaux de l’Union européenne et du Centre Carter, présents en 2005 et 2010, n’ont pas été invités. Seule l’Union africaine déploiera 59 observateurs et remettra un rapport le 26 mai.

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