Économie

Cameroun : sur le port de Kribi, Paul Biya joue la montre

L’impatience grandit chez les candidats ayant postulé pour les deux terminaux, l’un à conteneurs et l’autre polyvalent, du port de Kribi, au Cameroun. Le dossier a été repris en main par la présidence de la République.

Par
Mis à jour le 18 mai 2015 à 12:38

Vue aérienne du projet portuaire de Kribi, au Cameroun. © Renaud VAN DER MEEREN/ Éditons du Jaguar

Contrairement à une rumeur véhiculée dans les médias, le consortium Bolloré/CMA CGM/CHEC reste en course pour la gestion du terminal à conteneurs de Kribi. Il est en concurrence avec APMT (détenu par le danois Maersk) et le philippin ICTSI. Mais l’impatience grandit chez les candidats ayant postulé pour les deux terminaux, l’un à conteneurs et l’autre polyvalent. Pour ce dernier terminal, le groupement Necotrans/KPMO est également en lice. Et Paul Biya prend tout son temps.

Fin avril, Louis-Paul Motaze, secrétaire général des services du Premier ministre, a transmis à son homologue de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, les plans d’affaires de tous les candidats, ainsi que la documentation portant sur le règlement de la procédure. Visiblement pas satisfait du rapport que son Premier ministre, Philémon Yang, lui a transmis pour arbitrage définitif, le chef de l’État camerounais a ordonné un réexamen de toutes les offres par ses services. 

Lire aussi :

Dossier transport maritime : ces futurs ports qui changeront la donne en Afrique

Cinq opérateurs présélectionnés pour le port polyvalent de Kribi

Cameroun : quand l’économie ronronne…