Politique

Alberto Olympio : « Je ne suis pas payé pour siphonner les voix de l’opposition togolaise »

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Alberto Olympio, président du parti des Togolais le 14 mai 2015.

Alberto Olympio, président du parti des Togolais le 14 mai 2015. © Vincent Fournier/J.A.

De passage à Paris le 14 mai, au lendemain de la présidentielle qui a vu la réélection de Faure Gnassingbé, Alberto Olympio, leader du parti des Togolais (opposition), a répondu sans détours aux questions de « Jeune Afrique ».

Au lendemain de la présidentielle remportée par le président sortant Faure Gnassingbé, nombreux sont les acteurs politiques togolais à espérer une transformation du paysage politique en leur faveur. L’un d’eux, Alberto Olympio, leader du Parti des Togolais, qui a préféré de ne pas participer à la compétition, "prends acte de la victoire" du candidat du pouvoir, et souhaite que la politique se fasse autrement au Togo.

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"Lorsque vous acceptez de participer à une élection par consensus, la logique voudrait que vous en reconnaissiez les résultats", affirme-t-il au sujet de la contestation menée par le leader de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, arrivé deuxième avec 35.19% des voix. En réalité Alberto Olympio espère s’imposer rapidement comme leader d’une opposition dont les méthodes n’ont jusqu’ici pas réussi à ébranler le pouvoir des Gnassingbé. "Nous devons contribuer à l’amélioration des conditions de vie des Togolais en nous constituant en une opposition forte, de proposition et en participant activement au débat politique".


Alberto Olympio : "Je ne suis pas payé par… par Jeuneafriquetv

Le Parti des Togolais a renoncé à présenter un candidat à la présidentielle, "en raison de nombreuses anomalies constatées sur le fichier électoral", dit-il. Le neveu de l’ancien opposant historique Gilchrist Olympio souhaite désormais que la Commission électorale soit technique et non politique. "2020 se prépare dès maintenant et les premiers chantiers doivent être la fiabilisation du système électoral et la victoire lors des élections locales", explique-t-il.

Enfin sur le litige qui l’oppose depuis quelques mois à ses anciens associés d’affaires, Alberto Olympio continue de clamer son innocence, espérant que la justice togolaise dise "le droit, rien que le droit".
 

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