Politique

Burundi : un sommet régional à Dar es-Salaam pour tenter de régler la crise

| Par Jeune Afrique
Un manifestant dans la capitale burundaise, Bujumbura, le 6 mai.

Un manifestant dans la capitale burundaise, Bujumbura, le 6 mai. © Phil Moor/AFP

Dar es-Salaam accueille ce mercredi plusieurs chefs d’État de la Communauté est-africaine pour tenter de résoudre la crise au Burundi.

Face à la flambée de violence politique au Burundi, l’Afrique de l’Est se mobilise mercredi 13 mai à Dar es Salaam, en Tanzanie. Au menu des discussions : la crise burundaise, qui a déjà poussé des dizaines de milliers de personnes à se réfugier dans les pays voisins.

Les chefs d’État de la Communauté Est-africaine (EAC) vont donc tenter de trouver une issue au conflit entre le président burundais Pierre Nkurunziza et les manifestants, opposés à un troisième mandat de ce dernier. Parmi les chefs d’État invités au sommet, Pierre Nkurunziza et ses homologues rwandais, ougandais et kényans sont notamment attendus.

La question politique passée sous silence ?

Ces chefs d’État espèrent rétablir le dialogue entre l’opposition et le pouvoir burundais. Ils pourraient également essayer de convaincre Pierre Nkurunziza de reporter l’élection. Une demande déjà formulée par l’Union africaine, les États-Unis, l’Union européenne, la Suisse, ou encore la Belgique mais rejetée par l’intéressé.

>> Lire aussi : Burundi : l’Union européenne et les États-Unis demandent un report des élections

Mais la possibilité d’un troisième mandat pour Nkurunziza, à l’origine des manifestations, pourrait aussi ne pas être évoqué de front lors du sommet. Le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Bernard Membe, a précisé que la sécurité et les réfugiés seraient les deux grands thèmes abordés, sans faire référence aux raisons du conflit politique, rapporte RFI.

Une vingtaine de morts

Reste que la situation se détériore au Burundi. Depuis le 26 avril, les manifestants contestent quotidiennement la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, qu’ils jugent inconstitutionnel.

Des manifestations émaillées de violences meurtrières, qui ont déjà fait une vingtaine de morts. Au 17e jour de contestation, un manifestant a été tué par balle mardi lors d’affrontements avec la police dans le quartier de Buterere, à une dizaine de km au nord du centre-ville de Bujumbura.

>> Lire aussi : Burundi : le principal opposant, Agathon Rwasa, candidat à la présidentielle

(Avec AFP)

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