Politique

Terrorisme : ouverture à Paris du procès de Gilles Le Guen, jihadiste français arrêté au Mali

Gilles Le Guen, jihadiste français présumé, a été arrêté en avril 2013 par les forces spéciales françaises au Mali. Il comparaît lundi et mardi devant le tribunal correctionnel de Paris et risque dix ans d’emprisonnement.

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Mis à jour le 4 mai 2015 à 13:48

Le jihadiste français présumé Gilles Le Guen dans une vidéo d’Aqmi en octobre 2012 © Capture d’écran/Youtube

Âgé de 60 ans, ce breton est poursuivi pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et jugé par le tribunal correctionnel de Paris. Il avait été mis en examen en mai 2013.

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Celui, qui se faisait appeler Abdel Jelil, avait déjà combattu dans les groupes jihadistes."C’est un paumé qui devient terroriste", avait expliqué le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian.

Le Guen est titulaire d’un brevet de la marine marchande obtenu à la fin des années 1980. Converti à l’islam, ce français a beaucoup voyagé avant de s’installer au Maroc, en Mauritanie puis au Mali depuis cinq ans avec sa deuxième épouse, une Marocaine.

Des apparitions auprès des terroristes

En septembre 2012, il avait été repéré sur un cliché récupéré par les services secrets français dans les rangs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Puis en octobre de la même année, il apparaît dans une vidéo d’Aqmi. Vêtu d’une tunique beige, d’un turban noir, portant une moustache et un bouc, le français était apparu devant un fond noir portant le sigle de l’organisation terroriste. Un fusil-mitrailleur était  posé à ses côtés.

Dans cette vidéo, il avait mis en garde "les présidents français, américain" et l’ONU contre une intervention militaire au Mali en préparation contre les groupes islamistes armés qui contrôlaient alors le nord du pays.

En novembre 2012, il avait été fait prisonnier durant quelques jours par les responsables d’Aqmi à Tombouctou, certains le soupçonnant d’être un espion.

Arrêté en avril 2013, il a été expulsé à Paris. Fin 2012, une loi a été votée qui permet de poursuivre des Français soupçonnés d’avoir participé à des actes terroristes à l’étranger ou d’être partis s’y entraîner.

(Avec AFP)