Politique

Alpha Condé : « Les fusils de chasse et les frondes, c’est l’opposition qui en fait usage »

Le chef de l’État guinéen, Alpha Condé, a accordé une interview exclusive à « Jeune Afrique ». Et répond aux attaques, alors que la situation dans son pays apparaît chaotique. Extraits.

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Mis à jour le 10 mai 2015 à 11:06

Alpha Condé dans son bureau, le 2 mai 2015. © Vincent Fournier/J.A.

Alors que la rue s’anime à Conakry, que le dialogue semble impossible, le chef de l’État Alpha Condé s’est prêté une nouvelle fois à l’exercice de l’interview pour Jeune Afrique.

Sans ambage, le locataire du palais de Sekhoutoureya se défend de vouloir attiser les haines ethniques et d’avoir un problème avec les peuls – "Mon épouse est peule, beaucoup de mes amis sont peuls (…) ". Il laisse la porte ouverte au dialogue, au moment où son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, a finalement décliné son invitation.

"J’ai fait en quatre ans plus que mes adversaires en quarante ans", dit-il, pour justifier son bilan qui sera soumis au jugement des Guinéens en octobre prochain.

Finalement, Alpha Condé a surtout deux préoccupations : en finir avec Ebola, et contenir cette opposition qui semble jouer les pyromanes en invitant ses partisans à l’affrontement : "Les fusils de chasse et les frondes, c’est l’opposition qui en fait usage", assure-t-il.

Enfin, de son amitié avec le président français François Hollande à ses relations avec ses prédécesseurs – Dadis Camara ou Sékouba Konaté -, Alpha Condé n’élude aucune question. Du haut de ses 77 ans, le président semble ne rien avoir perdu de sa verve : "Ceux qui me feront échouer ne sont pas encore nés".

Retrouvez la grande interview d’Alpha Condé dans Jeune Afrique n°2835, en kiosque le 10 mai.