Actualités

Maurice se rêve en futur pôle de savoir macroéconomique

Par  | 

La création à Maurice d'un Institut africain de formation a été officialisée le 27 décembre. Objectif : oeuvrer au développement des capacités subsahariennes en matière de politique économique.

Le Fonds monétaire international (FMI) soutenait déjà des centres de formation en Autriche, au Koweït et à Singapour. Il soutient désormais aussi l’Institut africain de formation (Africa training institute, ATI), qui ouvrira courant 2013 à Port Louis, et visera comme ses confrères à développer les connaissances en matière de gestion macroéconomique, mais de façon adaptée aux besoins du continent. Le nouvel institut mauricien ciblera spécifiquement les fonctionnaires capables de formuler et de mettre en œuvre des politiques macro-économiques et financières efficaces au sud du Sahara.

« Le fait que l’Afrique subsaharienne se développe à un rythme rapide signifie que nous devons assurer la prospérité commune des citoyens de la région en soutenant la croissance », a déclaré le ministre mauricien des Finances et du développement économique, Xavier-Luc Duval, lors de la signature de l’accord de partenariat avec le FMI, représenté par sa directrice générale, Christine Lagarde. 

Réseau de décideurs

L’ATI ambitionne de permettre à la sous-région de développer un réseau de décideurs et d’opérateurs économiques qui permettront à la région de disposer d’une vision collective du développement du continent. Cet institut sera financé par un fonds pluri-donateurs : Maurice fournira une contribution financière substantielle – ainsi que les locaux où sera installé le nouveau centre -, que compléteront l’Agence de développement international de l’Australie et les autorités chinoises.

Côté formation, le FMI offrira un large éventail de cours de gestion macroéconomique dans divers domaines – politiques budgétaire, monétaire et de change, viabilité de la dette ou gestion des recettes issues des ressources naturelles, mais aussi questions liées à l’intégration régionale.

Pour répondre à la demande croissante de l’Afrique subsaharienne et faire monter en puissance la formation, l’institut devra proposer un nombre de cours supérieur à ce que permettent les contributions actuelles. Le FMI et les autorités mauriciennes poursuivent donc leurs efforts pour obtenir le concours d’autres bailleurs de fonds.

Recevez les meilleures opportunités

Fermer

Je me connecte