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Cet article est issu du dossier «Cameroun : mobilisation générale !»

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Cameroun : tous au fast-food

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Dans le quartier Ngousso, à Yaoundé, le Yé-Lô tire son nom de la sauce jaune qui accompagne le t

Dans le quartier Ngousso, à Yaoundé, le Yé-Lô tire son nom de la sauce jaune qui accompagne le t © Fernand Kuissu/J.A.

Chaque jour, les jeunes camerounais se ruent dans les enseignes de restauration rapide et bon marché. Au menu : burgers, kebabs, sandwichs… Mais aussi de plus en plus de plats traditionnels.

Pour savourer la cuisine camerounaise, rien ne valait autrefois un bon poisson grillé dégusté en terrasse, accompagné d’une Guinness glacée. Désormais, il suffit d’entrer dans l’un des nombreux fast-foods qui ont envahi les rues de Yaoundé, offrant aux jeunes pressés une nourriture bon marché et un service rapide. Plusieurs milliers d’entre eux viennent s’y restaurer chaque jour. Du menu international classique (burgers, sandwichs…) aux plats camerounais typiques, l’offre est variée.

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« Nos clients sont demandeurs de produits locaux, précise Marlène Dassié, responsable marketing chez Regal Fast Food. Nous avons commencé par les beignets aux haricots, avant de proposer un plus large choix. » Au menu de ces restaurants au design résolument moderne : de l’eru, un mélange de légumes venu du Nord-Ouest ; du taro, tubercule pilé jusqu’à obtenir une pâte grisâtre dégustée avec une sauce jaune à base d’huile de palme ; sans oublier les grands classiques camerounais, du ndolé au kondré en passant par l’ekwang.

 

 

Un fidèle client du Yé-Lô © Fernand Kuissu/J.A.

 

« Nous servons environ 500 plats les jours ordinaires, et le double voire le triple les jours de fête », se réjouit Marlène Dassié, dont l’entreprise, qui a ouvert une première enseigne le 20 décembre dernier à Essos (Yaoundé), envisage de s’étendre aux autres quartiers de la capitale, ainsi qu’à Douala ou à Bamenda. Les clients sont également de plus en plus nombreux à passer commande par téléphone depuis leur bureau – plusieurs dizaines chaque jour pour Regal Fast Food – et certains réfléchissent déjà à instaurer un système de commande sur internet. Une trentaine de minutes suffisent ensuite aux fast-foods pour assurer la livraison à moto.

Que ce soit au Santa Lucia, au Djaff ou chez Tchop et Yamo (« Mange et prends du plaisir »), dans le quartier Mvog-Mbi, les salles ne désemplissent pas. Mieux vaut s’armer de patience pour se restaurer. Ce qui n’empêche pas la plupart des clients de demeurer fidèles à leur enseigne. « Je viens au moins une fois par semaine », témoigne une étudiante croisée au Santa Lucia. « Les clients se sont approprié l’endroit et y invitent leurs proches, sourit Marlène Dassié. Nous avons même quelques célébrités, comme le rappeur Valsero. »

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 Grand buffet

Pour fidéliser la clientèle, certains fast-foods misent aussi sur les divertissements. Le Regal Fast Food propose ainsi des animations avec DJ en fin de journée, tandis que le Yé-Lô, qui tire son nom de la fameuse sauce jaune accompagnant le taro, propose un accès internet, un espace « lounge VIP », un billard et des jeux vidéo. Inauguré fin 2014, il célébrait également, le 8 mars dernier, la Journée de la femme autour d’un grand buffet.

Et la direction du Yé-Lô voit grand. Objectif : conquérir le reste du pays, et exporter son concept dans toute la zone Cemac. Avec ses pizzas et ses kebabs mâtinés d’ingrédients locaux pour répondre aux demandes multiples de la clientèle, ainsi qu’un bon vidéoprojecteur pour assurer le spectacle les soirs de match, la chaîne semble avoir trouvé la recette du succès.

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