Politique

Burundi : les autorités décrètent la fermeture des résidences universitaires de Bujumbura

| Par Jeune Afrique
Des policiers pris à parti par des manifestants à Musuga dans la banlieue de Bujumbura le 29 avril

Des policiers pris à parti par des manifestants à Musuga dans la banlieue de Bujumbura le 29 avril © Simon Maina/AFP

Les manifestations contre un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza se poursuivent ce jeudi à Bujumbura, la capitale. Mercredi, les autorités ont décidé de fermer les résidences universitaires, une décision qui affecte des milliers d’étudiants qui viennent pour la plupart de province.

Officiellement décidée le 29 avril "pour des problèmes de sécurité", la fermeture des résidences universitaire de la capitale du Burundi est, selon les étudiants, une manœuvre des autorités visant à mettre fin aux manifestations contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Les cours ne sont pas interrompus, mais la fermeture des résidences affecte des milliers d’étudiants qui viennent souvent de province. Des témoins affirment avoir vu des dizaines d’entre eux évacuer le campus de Kiriri, valise à la main.

"La décision est injuste", juge Léopold, un étudiant en génie civil de 29 ans. "Ce serait officiellement lié à l’insécurité qui règne dans les zones universitaires, mais s’il y avait de l’insécurité, nous serions les premiers à le constater. Or la sécurité est totale".

"Ils espèrent que cette mesure permettra d’arrêter les manifestations", poursuit-il, ajoutant que les autorités accusaient des étudiants "membres de l’opposition" d’être "logés sur les campus". La veille, des étudiants avaient dénoncé la fermeture des restaurants universitaires, destinée selon eux à faire rentrer dans les provinces leurs collègues participant aux manifestations.

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Tirs dans la nuit à proximité du campus de Kiriri

Des étudiants ont affirmé avoir entendu des tirs dans les environs au cours de la nuit. Kiriri, sur les contreforts est de la ville, est un quartier huppé de la capitale, où vivent de nombreux expatriés et une population burundaise aisée.

Le recteur de l’Université du Burundi, Gaspard Banyankibona, a assuré que "les étudiants pourraient revenir quand la sécurité sera rétablie".

Jeudi matin, des incidents, vite maîtrisés, ont été signalés par des témoins à plusieurs endroits. Les rassemblements des opposants à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, jusqu’ici restreints aux quartiers périphériques de la capitale, ont été émaillés de heurts parfois violents avec la police. Cinq personnes sont mortes depuis le 26 avril.

(Avec AFP)

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