Diplomatie

Ebola : les chefs d’État de la Guinée, du Liberia et du Sierra Leone reçus par Barack Obama

Le président américain, Barack Obama, a rencontré les présidents africains, le 15 avril 2015.

Le président américain, Barack Obama, a rencontré les présidents africains, le 15 avril 2015. © Manuel Balce Ceneta/AP/SIPA

Les présidents des trois pays les plus durement touchés par Ebola, la Guinée, le Liberia et le Sierra Leone, ont été reçus à la Maison Blanche par le président américain Barack Obama, alors qu'ils sont en visite à Washington pour trouver des fonds afin de redresser l'économie de leur pays.

Le président des États-Unis a rencontré mercredi le chef d’État guinéen Alpha Condé, accompagné de ses homologues, la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf et le Sierra-Léonais Ernest Bai Koroma. Barack Obama a souligné les "grands progrès" réalisés dans la lutte contre Ebola en Afrique de l’Ouest tout en invitant la communauté internationale à rester "vigilante jusqu’à l’éradication de la maladie".

De plus, Barack Obama les a assurés du soutien américain dans la luttre contre Ebola. C’est en partie ce que venait chercher le président guinéen Alpha Condé à la Maison Blanche. "C’est le président Obama qui en disant qu’Ebola était une menace a mobilisé la communauté internationale", explique Alpha Condé, avant d’ajouter qu’il est "important d’arriver à obtenir que les gens nous accompagnent pour le post-Ebola, pour le renforcement de nos systèmes sanitaires, pour l’éducation, pour l’agriculture, l’infrastructure et pour que léconomie se relance".

À Washington pour convaincre la communauté internationale d’un "plan Marshall"

Les trois présidents africains se sont rendus à Washington pour participer aux réunions de printemps de la banque mondiale et du FMI (17-19 avril) et tenter de convaincre la communauté internationale de lancer "un plan Marshall" pour les trois pays touchés par l’épidémie d’Ebola. Ils tenteront, lors des assemblées semi-annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, de trouver des fonds pour relancer l’économie de la Guinée, du Liberia et de la Sierre Leone, durement affectée par la crise d’Ebola. "Étant donné les conséquences, car Ebola c’est comme une guerre que nous avons subie, nous souhaitons l’annulation de la dette et un soutien, un plan Marshall, pour nous permettre de relancer nos activités économiques", a martelé Alpha Condé.

Objectif "Ebola Zéro" en Guinée

L’objectif "Ebola Zéro" ne sera pas atteint en Guinée comme prévu à la mi-avril en raison du manque de laboratoires. "Les laboratoires au Liberia pouvaient traiter 200 cas par jour et nous seulement 20 cas et pour les enterrements communautaires, les gens n’aiment pas attendre trop longtemps. Avec les laboratoires rapides, en quinze minutes on peut avoir des résultats", dit-il pour expliquer le retard dans l’éradication de la maladie. Actuellement, la Guinée compte 21 cas confirmés et 18 suspects, et d’autres cas sont à prévoir, selon le président Condé.

Fin mars, la Guinée a décrété l’urgence sanitaire dans des zones où de nouveaux cas d’Ebola continuent d’être enregistrés. 

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, plus de 10 500 personnes ont succombé à la maladie depuis décembre 2013.

>> Pour aller plus loin : La Banque mondiale revoit à la baisse l’impact économique d’Ebola

(avec AFP)

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