Société

Afrique du Sud : six morts et plus de 5 000 déplacés après des violences xénophobes

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Mis à jour le 17 avril 2015 à 19:53

Depuis trois semaines, des violences xénophobes secouent l’Afrique du Sud. Une situation qui a déjà fait six morts et plus de 5 000 déplacés.

C’est une situation devenue presque banale en Afrique du Sud. Régulièrement, encouragées par des personnalités publiques, des attaques contre des étrangers ont lieu. Dans la province de Kwazulu-Natal, 5 000 personnes ont été contraintes de se déplacer pour fuir les dernières violences.

"La plupart sont originaires de pays africains. Ils viennent du Mozambique, du Malawi et du Zimbabwe. D’autres du Burundi, de RDC et du Rwanda", a précisé vendredi  un porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Karin de Gruijl.

On compte parmi eux des réfugiés et des demandeurs d’asile ayant quitté leurs propres pays en raison de la guerre et des persécutions. De plus, 50% des étrangers concernés par les violences sont "sans documents", étant entrés en Afrique du Sud de façon illégale.

Les besoins en abris devraient augmenter

Les déplacés ont été regroupés dans quatre centres. Mais ces derniers ne devraient rapidement s’avérer insuffisants, a averti le HCR. D’autres étrangers ont trouvé refuge dans les mosquées, églises et autres bâtiments.

Les conditions de vie dans ces centres sont très basiques et doivent être améliorées pour répondre aux besoins sanitaires des personnes accueillies.

Le HCR se dit très "préoccupé" par la situation et salue la réponse du gouvernement qui essaie de résoudre la situation et de fournir de l’aide à ceux qui ont dû fuir leurs maisons.

En 2008, lors des pires émeutes xénophobes d’Afrique du Sud, il y avait eu 62 morts, dont une vingtaine de Sud-Africains pris dans les violences, et des dizaines de milliers de déplacés.

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