Politique

Togo : vers la réélection de Faure Gnassingbé ?

Mis à jour le 27 avril 2015 à 16:01

Selon le système informatique de compilation des données électorales contesté par l’opposition, le président togolais sortant Faure Gnassingbé serait réélu avec environ 59 % des voix contre 37 % pour son principal rival, Jean-Pierre Fabre.

Selon des indiscrétions issues de Commission électorale nationale indépendante (Ceni) – qui doivent donc être confirmées officiellement – la tendance nationale des votes dessine la victoire du président sortant, Faure Gnassingbé, qui serait réélu avec 59,14% des suffrages au détriment de son rival, Jean-Pierre Fabre, deuxième du scrutin avec 34,7% des voix. Ces chiffres émanent du système de comptage informatique Succes, contesté par l’opposition.

Jusqu’à présent, selon un membre de la Ceni qui souhaite garder l’anonymat, ces données ont été en "concordance parfaite" avec les procès verbaux (papiers) issus des bureaux de vote. En attendant la proclamation officielle des résultats, la Ceni poursuit son travail de compilation et de vérification des résultats provenant des commissions locales, qu’elle publie au compte-gouttes.

Participation en baisse

Le Togo attend donc la proclamation officielle des résultats provisoires – probablement dans la soirée – alors qu’une guerre des chiffres est en cours dans les médias et les réseaux sociaux. Depuis la fin des opérations de vote, des résultats partiels parfois contradictoires circulent. Les appels à la retenue lancés par le ministre de l’Administration territoriale, Gilbert Bawara, n’ont visiblement pas été entendus par tous les états-majors.

Bawara s’est refusé à donner les tendances lors de sa conférence de presse du 26 avril. "Nous ne voulons pas fournir de prétexte aux candidats pour contester les résultats. La Ceni fait un travail minutieux. De vérification. Chaque information est confrontée aux remontées du terrain", a-t-il déclaré. Quant à la participation, elle a été moins forte que lors des scrutins précédents. Selon les chiffres provisoires de la Ceni, elle s’établirait à 55%.