Justice

Algérie : l’embarrassante affaire Medjdoub

| Par Jeune Afrique
Un tronçon de l’autoroute est-ouest .

Un tronçon de l'autoroute est-ouest . © AFP

La plainte contre X pour torture déposée à Luxembourg, le 20 octobre 2012, par les avocats de Chani Medjdoub, un homme d’affaires algéro-luxembourgeois poursuivi pour corruption présumée dans l’affaire dite de l’autoroute est-ouest, est au point mort.

La commission rogatoire internationale adressée aux autorités algériennes par le juge Krans, chargé par le parquet général du grand-duché d’enquêter sur des actes de torture présumés, n’a à ce jour pas eu de suite. "Nous n’avons aucune réponse, confie une source proche du dossier. Les Algériens font la sourde oreille."

Arrêté le 18 septembre 2009 dans un hôtel des hauts d’Alger dans le cadre de l’affaire de corruption présumée de l’autoroute est-ouest, Medjdoub a été interrogé vingt jours durant dans une caserne du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) sans que ses avocats en soient informés. "Quand il a été présenté devant le juge, le 6 octobre à minuit, il a fallu ouvrir une fenêtre tellement le prévenu était dans un sale état", explique un de ses avocats.

Lors de l’ouverture du procès, dimanche 19 avril, la défense souhaitait interroger les trois officiers du DRS qui ont mené les interrogatoires, ainsi que le responsable de la police judiciaire du même département, qui a signé anonymement le rapport d’enquête préliminaire.

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