Bourse

Khalid Mhammedi : « L’action Samir est une bonne opportunité à long terme »

| Par Jeune Afrique
Khalid Mhammedi, expert indépendant.

Khalid Mhammedi, expert indépendant. ©

Khalid Mhammedi, expert financier indépendant, revient pour « Jeune Afrique » sur les perspectives boursières de la Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage (Samir).

Subissant un cycle baissier depuis 2011, l’action Samir [Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage] s’est encore enfoncée en ce début d’année. Si la chute du cours était jusque-là motivée par les craintes suscitées par le niveau d’endettement du raffineur, les investisseurs ont cette fois-ci anticipé la chute des résultats de la Samir liée à la baisse du cours du pétrole sur les marchés internationaux.

Au titre des résultats annuels 2014, la Samir a enregistré un repli significatif de ses agrégats financiers. Son chiffre d’affaires consolidé a baissé de 10 %, à 44,3 milliards de dirhams [4 milliards d’euros], pour un résultat net part du groupe déficitaire de 2,5 milliards de dirhams. Le raffineur avait certes publié un avertissement en décembre 2014, mais l’ampleur de la chute effective a été spectaculaire.

>>>> Lire aussiMaroc : perte record pour le raffineur Samir en 2014

Maroc Samir JA2830p065 infoLa Samir a l’obligation de détenir un stock stratégique de pétrole brut de 4 millions de barils et un stock outil équivalent à quinze jours de ventes. La baisse du cours du brut s’est traduite par une dépréciation de la valeur des stocks, engendrant une tension importante sur la liquidité.

Pour y faire face, le groupe a mis en place plusieurs mesures. Il entend activer deux lignes internationales de financement de pétrole brut de 600 millions de dollars [près de 560 millions d’euros], a mandaté une banque d’affaires pour étudier toutes les options possibles de financement et est en pourparlers avec un fonds d’investissement pour son entrée au tour de table.

>>>> Lire aussiChute du cours du pétrole : qui perd, qui gagne en Afrique ? 

Parallèlement, la Samir élabore un plan de financement qui sera déployé au second semestre 2015 et va mettre en place un plan d’économies de 2,5 milliards de dirhams sur les cinq prochaines années. Ces perspectives de redressement pourront redonner un nouveau souffle au titre en Bourse, qui pourrait présenter, au vu de son prix actuel, une bonne opportunité de placement à long terme. »

 

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