Économie

Mobile money : Vodafone et MTN connectent leurs offres dans sept pays africains

Mis à jour le 21 avril 2015 à 17:50

Vodafone et MTN ont annoncé l’interconnexion de leurs services de paiement sur mobile, M-Pesa et MTN Mobile Money, dans sept pays d’Afrique centrale et orientale.

Les opérateurs télécoms Vodafone et MTN ont annoncé l’interconnexion de leurs plateformes de paiement sur mobile à travers sept pays africains. Grâce à cet accord, rendu public le mardi 21 avril, les clients du service mobile M-Pesa de Vodafone au Kenya, en Tanzanie, en République démocratique du Congo et au Mozambique pourront échanger des fonds avec les utilisateurs de MTN Mobile Money en Ouganda, au Rwanda et en Zambie. Avec ce partenariat, Vodafone et MTN entendent faciliter les transferts de fonds internationaux hors de leurs pays d’implantation respectifs.

« Notre partenariat avec MTN […] est un fantastique exemple de coopération entre opérateurs mobiles concurrents. En travaillant ensemble, notre offre sera moins chère, plus rapide et améliorera la vie de nombreuses personnes vivant dans les sept pays concernés », s’est réjoui Michael Joseph, directeur des opérations de « mobile money » chez Vodafone, cité dans un communiqué.

Pour MTN, qui a conclu en avril 2014 un partenariat similaire avec Airtel pour les transferts entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, puis autorisé les envois de fonds transfrontaliers entre ses abonnés ivoiriens et béninois en décembre dernier, l’accord signé avec Vodafone, en Afrique de l’Est, « pose les bases d’un modèle évolutif qui permettra d’accélérer les transferts de fonds à travers le continent », estime dans un communqiué Serigne Dioum, responsable des services financiers mobiles chez l’opérateur sud-africain.

Accords

Les accords d’interopérabilité dans les services de « mobile money » se multiplient à travers le continent. En mars dernier, les opérateurs Orange et Airtel ont, eux aussi, connecté leurs offres de paiement entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. En Tanzanie, Tigo a signé un accord similaire avec ses concurrents Vodacom (Vodafone), Zantel (Etisalat) et Airtel.

Ces alliances stratégiques permettent aux opérateurs télécoms de renforcer leur présence sur un marché prometteur qui pourrait concerner plus de 250 millions d’utilisateurs en Afrique subsaharienne d’ici à 2019.