Politique

Kenya : attaque en cours à l’université de Garissa, au moins 15 morts

Forces de sécurité kenyanes à Garissa. © Will Boase/AFP

Des hommes armés ont attaqué jeudi matin l'université de Garissa, à 150 kilomètres de la frontière somalienne, à l'est du Kenya. Au moins 15 victimes sont à déplorer. Les Shebab auraient revendiqué l'attaque et les assaillants retiennent un nombre indéterminé d'otages.

Mis à jour à 12h31

"Il y a une attaque à l’université, des policiers et l’armée ont été envoyés sur place", a déclaré un porte-parole de la police kényane Gatiria Mboroki, précisant que les opérations de police étaient en cours. Au moins 15 personnes ont été tuées, selon le Centre national de gestion des catastrophes (NDOC). Les deux victimes seraient des gardes. La Croix-Rouge kényane a de son côté fait état de trente blessés, dont quatre dans un état très grave, transportés à l’hôpital. La plupart des victimes sont blessées par balles, a-t-elle ajouté.

Les Shebab somaliens, qui avaient, selon un document interne, menacé une grande université kényane récemment, ont revendiqué l’attaque dans la matinée.

Des tirs intenses et de fortes explosions ont été entendues, selon une source sécuritaire contactée par l’AFP. Selon une source policière, qui a requis l’anonymat, les forces de sécurité ont pénétré dans l’Université. Une télévision kényane faisait état de tirs intenses en cours. "Les assaillants sont entrés de force dans l’université de Garissa en tirant sur les gardes surveillant le portail d’entrée vers 05h30 et ont ouvert le feu aveuglément à l’intérieur du campus" , a expliqué le chef de la police kényane Joseph Boinnet dans un communiqué.

"Des policiers surveillant les résidences universitaires ont entendu les coups de feu et sont rapidement intervenus, échangeant des tirs intenses avec les assaillants, sans réussir à les empêcher de pénétrer dans les résidences abritant les chambres des étudiants", a ajouté le chef de la police.

Un nombre indéterminé d’étudiants est retenu en otage et cinquante étudiants ont été libérés, a annoncé la Croix-Rouge kényane. Une opération des forces de sécurité est en cours pour déloger les assaillants. Le ministère de l’Intérieur a annoncé sur Twitter que trois des quatre bâtiments de la résidence universitaire avaient été évacués. "Les assaillants sont retranchés dans l’un des bâtiments et les opérations continuent", a poursuivi le ministère.

(Avec AFP)

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