Diplomatie

Manuel Valls : « La France est fière d’être l’amie du Maroc »

Manuel Valls, le 8 avril à Matignon, à Paris. © Philippe Wojazer/AP/SIPA

En visite dans le royaume chérifien, le Premier ministre français a assuré jeudi que les relations de Paris avec Rabat avaient repris leur cours normal, après un an d'une crise diplomatique inédite.

Pour Manuel Valls, la brouille franco-marocaine est définitivement oubliée. Lors d’une visite dans le royaume, le Premier ministre français a rappelé jeudi 9 avril que les relations entre les deux pays étaient à nouveau au beau fixe. "J’ai dit à mon homologue que j’étais heureux que les relations entre la France et le Maroc aient repris leur cours normal, c’est-à-dire celui (…) d’un partenariat d’exception, a déclaré le chef du gouvernement français à la sortie d’un entretien avec son homologue marocain, Abdelilah Benkirane. La France est fière d’être l’amie du Maroc, cette amitié a de beaux jours devant elle, et nous sommes décidés plus que jamais à la faire prospérer."

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"Les relations entre les deux pays sont absolument spéciales (…) et nous nous en réjouissons", a pour sa part renchéri Benkirane. Évoquant la coopération sécuritaire, alors que Paris et Rabat font face à la menace jihadiste, le chef du gouvernement marocain a dit croire que les services font très bien leur travail, dans la confiance, et se soutiennent.

Manuel Valls a par la suite été reçu par le roi Mohammed VI. L’échange a permis de "consacrer la parfaite convergence des points de vue (…) sur l’ensemble des sujets stratégiques d’intérêt commun", selon un communiqué du Palais royal. Durant cet entretien, Manuel Valls a notamment exprimé son intérêt pour un institut de formation des imams récemment inauguré à Rabat. Cet institut, qui vise à promouvoir un islam tolérant selon ses concepteurs, accueille d’ores et déjà plusieurs centaines d’étudiants marocains et étrangers, dont 23 Français. Le Premier ministre français a ensuite quitté le royaume dans la soirée en direction du Portugal.

Une crise diplomatique sans précédent

Proches alliés, la France et le Maroc sortent d’une crise diplomatique inédite déclenchée il y a près d’un an par le dépôt de plaintes à Paris pour torture contre le chef du contre-espionnage marocain, Abdelattif Hammouchi. Rabat avait suspendu sine die sa coopération judiciaire, et la lutte commune contre le terrorisme avait aussi subi les effets de la brouille. Cette crise a pu être surmontée à la faveur de la signature, le 31 janvier, d’une nouvelle convention judiciaire – critiquée par des ONG et qui doit encore être examinée au Parlement – puis d’une rencontre à l’Élysée entre le président François Hollande et le roi Mohammed VI.

Jeudi, Manuel Valls a confirmé la tenue d’un séminaire intergouvernemental franco-marocain le 28 mai à Paris, et le ministre des Finances Michel Sapin doit à son tour se rendre à Rabat dès dimanche. Alors que la France reste sous le choc des attentats de janvier à Paris, il a par ailleurs assuré à son homologue marocain de la mobilisation entière et totale des autorités françaises contre "tous les actes qui divisent la société française, et notamment les actes antimusulmans, qui sont insupportables". Les liens entre les deux pays sont étroits. Plus de 1,3 million de Marocains vivent en France et quelque 60 000 à 80 000 Français au Maroc. Paris est le premier partenaire commercial de Rabat.

(Avec AFP)
 

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