Politique

« Israël a choisi la voie du racisme et de la colonisation » selon l’Autorité palestinienne

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Mis à jour le 17 mars 2015 à 13:47

En réaction à la réélection de Benjamin Netanyahou à son poste de Premier ministre, l’Autorité palestinienne a estimé aujourd’hui « qu’Israël a choisi la voie du racisme et de l’occupation de préférence à celle des négociations ».

Une victoire au gout amer. Quelques heures à peine après la réélection inattendue de Benjamin Netanyahu à son poste de Premier ministre en Israël, l’Autorité palestinienne réagi vertement à ce qu’elle considère comme étant un quitus donné à la colonisation. Benjamin Netanyahu avait en effet déclaré le 16 mars au site d’information Israélien NRG, qu’il n’y aura pas de création d’un État palestinien tant qu’il sera au pouvoir.

Mercredi, le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a estimé qu’"Israël a choisi la voie du racisme et de l’occupation de préférence à celle des négociations, en faisant triompher le Premier ministre sortant".

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Annoncé perdant par les sondages, Benjamin Netanyahu, ennemi juré des Palestiniens, est sorti contre toute attente grand vainqueur des élections législatives face à son adversaire, le travailliste Isaac Herzog de l’Union sioniste. Selon la presse locale, ses sorties droitières deux jours avant l’élection ne sont  pas étrangères à ce retournement de l’électorat israélien.

Netanyahu s’était en effet rendu le 15 mars, deux jours avant le vote,  à Jérusalem-est en Cisjordanie pour annoncer la poursuite du processus de colonisation à travers la construction de nouveaux logements. Avec un but clairement affiché : faire de la ville sainte la seule et unique capitale de l’État hébreu.

Pour appuyer son argumentaire, Benjamin Netanyahu a accusé son principal adversaire, le travailliste Isaac Herzog, "d’être prêt à diviser Jérusalem". Lui, au contraire, a assumé sa volonté d’empêcher que la ville ne soit divisée et que les Palestiniens ne puissent établir leur capitale dans sa partie orientale. "Moi et mes amis du Likoud (son parti de droite, NDLR) préserverons l’unité de Jérusalem dans son intégralité" avait-il déclaré à ce sujet.

À droite toute ! 

Quelle que soit l’issue du scrutin, les Palestiniens ne se faisaient guère d’illusions quant à une éventuelle sortie de l’actuelle impasse diplomatique, même en cas de victoire d’Isaac Herzog.

Mais avec Benyamin Netanyahu, ils vont se confronter très probablement à mur, le nouveau chef du gouvernement ayant violemment radicalisé ses positions la veille des élections en enterrant publiquement l’idée d’un État palestinien s’il sortait vainqueur du scrutin.

Benjamin Netanyahu devrait être appelé dans les tout prochains jours à former son nouveau gouvernement.

(Avec AFP)