Société

#JeSuisTunisien #IWillComeToTunisia : élan de solidarité avec la Tunisie sur les réseaux sociaux

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Mis à jour le 19 mars 2015 à 18:20

Depuis l’attaque de mercredi contre le musée du Bardo qui a fait 21 morts selon le dernier bilan, les internautes du monde entier multiplient les messages de soutien à la Tunisie.

#JesuisTunisien #JesuisBardo #AnaTounsi… S’inspirant du hashtag qui s’était emparé des réseaux après l’attentat au journal français Charlie Hebdo (et de bien d’autres avant lui), des milliers d’internautes du monde entier expriment depuis mercredi 18 mars leur soutien aux victimes de l’attaque contre le musée du Bardo, clament leur refus du terrorisme et  expriment leur fierté d’être tunisien ou leur solidarité vis à vis du pays emblématique du Printemps et de la démocratie arabe.

Selon le site d’analyse Topsy près de 17 000 tweets mentionnaient le hastag #Jesuistunisien ont été utilisés en près de 24 heures. Des personnalités comme le Premier ministre français Manuel Valls l’ayant repris ont également été largement retweetées.

"Je viendrai en Tunisie cet été"

Une autre vague de soutien, rappelant cette fois le mouvement "Not in my name" ou "Bring back your girls" a aussi été lancée sur les réseaux socia.

Utilisant le hastag #Iwillcometotunisia, des internautes se sont photographiés avec un panneau assurant qu’ils iraient prochainement en vacances en Tunisie. Le but : défendre le tourisme, l’un des principaux moteurs de l’économie du pays et qui a très affecté par les crises politiques et l’essor de mouvements jihadistes depuis 2011.

Une page Facebook, intitulée "I will come to Tunisia this summer" et regroupant ces messages de soutien a été créée. Elle a recueilli plus de 32.000 likes en quelques heures.

 

 

Colère des internautes tunisiens contre le journal Libération

Les internautes tunisiens se sont aussi mobilisés contre le titre d’un reportage de la correspondante tunisienne du journal français Libération

"C’est fini la Tunisie, c’est fini le tourisme", avait dans un premier temps titré Libération en reprenant la citation d’un guide touristique rencontré par leur journaliste aux abords du Bardo juste après l’attaque.

Interpellé sur Facebook et Twitter par des internautes tunisiens qui lui reprochaient le côté fataliste du titre, le journal l’a modifié, et publié un message sur son site pour s’expliquer :

"Le titre du reportage de notre correspondante "C’est fini la Tunisie, c’est fini le tourisme", a provoqué une très vive émotion dans le pays. Il ne s’agissait en aucun cas de stigmatiser le pays ou de dissuader les touristes de s’y rendre mais de rendre compte par une citation recueillie sur place, comme l’indiquent les guillemets, de l’émotion suscitée par le drame."

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