Droits de l’homme

RDC : pourquoi dix militants congolais sont-ils toujours sous les verrous ?

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Une manifestation de Lucha, le 17 mars à Goma.

Une manifestation de Lucha, le 17 mars à Goma. © G.Mathys/Lucha RDC

Arrêtés le 15 mars à Kinshasa, à l’issue d’une conférence de presse organisée avec les responsables de Y’en a marre et le Balai citoyen, dix militants congolais pro-démocratie sont toujours détenus par les services de renseignements. Les Sénégalais et les Burkinabès sont rentrés chez eux hier soir.  

« Dix de nos frères sont gardés arbitrairement sans pouvoir rencontrer leurs familles ou même leurs avocats », nous a expliqué Serge Sivya, militant de la Lucha (Lutte pour le changement). Parmi les détenus figure notamment Fred Bauma, coordinateur du mouvement à Kinshasa qui est accusé par le gouvernement d’avoir « porté atteinte à la sécurité de l’État ».

>> Lire aussi : Y’en a marre, Balai citoyen, Filimbi… : l’essor des sentinelles de la démocratie

Fred Bauma, un anniversaire à l’ANR

Fred Bauma est le représentant de la Lucha au sein du collectif Filimbi (sifflet en swahili), le mouvement citoyen qui milite contre un troisième mandat de Joseph Kabila en 2016. « Nous avons demandé aux jeunes de se rassembler à Goma avec des bougies allumées pour rappeler que Fred passe injustement un jour important de sa vie (son anniversaire, NDLR) en prison », poursuit Serge Sivya.

Neuf militants anonymes pro-démocratie

Les autres détenus sont pour la plupart des jeunes anonymes venus des environs de Kinshasa ou d’autres régions du Congo comme le Katanga pour assister aux activés organisées par le collectif Filimbi.

Lors d’un point de presse tenu le 18 mars dans la capitale congolaise, le ministre de la communication, Lambert Mende, avait annoncé « l’arrêt des poursuites » engagées contre les membres des collectifs sénégalais et burkinabè Y en a marre et Balai citoyen. Ces derniers avaient été relachés et sont rentrés libres dans leurs pays le 19 mars dans l’après-midi. Il avait alors indiqué que le sort des autres militants congolais arrêtés serait « bientôt connu ». 

Les militants congolais devraient être présentés devant un juge dans le courant du week-end, selon ce qui a été affirmé aux responsables de Filimbi. Une chose est sûre, prévient Serge Sivya « nous ne laisserons pas de répit au gouvernement tant que l’ensemble des dix détenus ne seront pas libérés ».

 >> Lire aussi RDC : ce que Kinshasa reproche à Y’en a marre, Balai citoyen et Filimbi

 

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