Communication & Médias

Petite victoire pour Tarak Ben Ammar face à Technicolor

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Tarak Ben Ammar est producteur de cinéma et homme de médias.

Tarak Ben Ammar est producteur de cinéma et homme de médias. © Vittorio Zunino Celotto/AFP

Le producteur tunisien de cinéma a remporté une manche dans son combat judiciaire contre Technicolor, son ancien partenaire.

Il est proche de Silvio Berlusconi en Italie, ami du prince saoudien Al-Walid Ibn Talal, partenaire du milliardaire égyptien Naguib Sawiris. Le Tunisien Tarak Ben Ammar, 65 ans, producteur de cinéma et homme de médias, fréquente depuis longtemps le gotha. Mais en France, le neveu de Wassila Bourguiba joue plutôt la carte de la modestie. « Je ne fais pas partie du sérail », répète celui qui a débuté sa carrière en organisant des tournages, dont celui de La Guerre des étoiles.

Aujourd’hui, lui qui se décrit comme un « entrepreneur du Sud » ne cache pas sa satisfaction après le jugement rendu en sa faveur, à Paris, par la Cour de cassation dans l’affaire qui l’oppose au géant Technicolor (ex-Thomson), son ancien partenaire. Grâce à cette décision, qui a été signifiée aux parties le 9 mars, la justice pourra utiliser les 16 000 e-mails saisis en juin 2012 dans les ordinateurs des dirigeants de la multinationale, à qui Ben Ammar intente une action pour escroquerie.

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Le différend se cristallise en janvier 2012 quand Technicolor rachète à la barre du tribunal de commerce, pour 700 000 euros, des entreprises dont il est actionnaire minoritaire, détenues par Ben Ammar. Spécialisées dans la postproduction cinématographique, ces sociétés ont toutes été mises en liquidation, minées par le passage au numérique. Sur le marché, leur prix est évalué à une quinzaine de millions.

Le double jeu de Technicolor

« J’avais passé un accord avec Technicolor pour acquérir ces sociétés, les restructurer et les fusionner avant de les lui revendre », résume-t-il. Mais rien ne se passe comme prévu. Les professionnels français du cinéma dénoncent la constitution d’un monopole, la fusion capote, et quand Technicolor change de direction en 2011, la multinationale abandonne le projet de rachat, invoquant des difficultés financières… avant d’acquérir l’ensemble à bas prix.

Persuadé d’avoir été manipulé, Ben Ammar obtient en 2013 l’ouverture d’une information judiciaire pour escroquerie au jugement et abus de confiance. Fort de la décision de la Cour de cassation, et persuadé que les e-mails révéleront le double jeu de Technicolor, l’homme d’affaires prépare désormais la rédaction d’une plainte au civil et évalue son préjudice à environ 40 millions d’euros.

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