BTP & Infrastructures

Maroc : nouvelle impulsion pour le projet « Wessal Casablanca-Port »

Entourée de remparts du XVIe siècle, l'ancienne médina de Casablanca abrite, sur une cinquantaine d'hectares, des espaces d'habitat, des petits commerces et des ateliers, ainsi que des édifices publiques et des lieux de culte. © AFP

La deuxième phase de réhabilitation de l'ancienne médina de Casablanca a été lancée par le roi Mohammed VI. D'un coût estimé à 28 millions d'euros, elle constitue une part essentielle du projet "Wessal Casablanca-Port", censé renforcer l'attractivité touristique de la capitale économique du Maroc.

Le gigantesque projet d’infrastructures touristiques Wessal Casablanca-Port, lancé en 2010 et visant à renforcer l’attractivité de la capitale économique du Maroc, connaît une nouvelle impulsion.

Le roi Mohammed VI a donné le coup d’envoi, le 20 mars, de la construction de deux espaces artisanaux, de la réhabilitation de la synagogue Rabbi Ettedgui et de la restauration du mausolée El Karouani, marquant ainsi le démarrage de la deuxième phase du Programme de réhabilitation de l’ancienne médina de Casablanca (PRAM).

La première phase de ce programme, conduite à partir de 2010, a permis la mise à niveau d’infrastructures de base et la réduction du déficit d’équipements des secteurs touristique, social et sanitaire de la médina. La deuxième phase du PRAM, d’un coût estimé à 28 millions d’euros, « permettra en particulier d’ouvrir la ville vers la mer, par la création d’un circuit touristique culturel de 3,7 km au sein de la ville ancienne en connexion avec la Mosquée Hassan II », explique dans un communiqué Wessal Capital, le fonds de fonds touristique chargé de la mise en oeuvre de Wessal Casablanca-Port.

« Ce circuit culturel passera par les commerces (289 points de vente), 31 ateliers et bazars, 49 monuments répertoriés », ainsi que de nombreux lieux de cultes qui « bénéficieront de travaux de réaménagement », poursuit Wessal Capital, qui a connu un mois de mars chargé.

Zone portuaire

En effet, le projet Wessal Casablanca-Port, d’un coût de 6 milliards de dirhams, comprend tout un volet consacré à la reconversion d’une partie de la zone portuaire de Casablanca. Ce pan a lui aussi connu une accélération depuis quelques semaines. Le 13 mars, le roi Mohammed VI a ainsi procédé au lancement de trois projets portuaires stratégiques : la construction d’un nouveau chantier naval, l’aménagement d’un port de pêche et le développement d’un terminal de croisières. Trois chantiers au coût estimé à 98 millions d’euros.

Les appels d’offres pour la plupart des chantiers de la seconde phase du PRAM n’ont pas encore été lancés, admet Wessal Capital dans son communiqué du 23 mars. Les projets portuaires sont eux bien avancés. La construction du port de pêche a ainsi été confiée à Dumez-Maroc, filiale de Sogea-Satom (groupe Vinci). En janvier dernier, l’Agence nationale des ports a lancé l’appel d’offres relatif aux travaux de réalisation du nouveau chantier naval. En ce qui concerne le nouveau terminal de croisières, l’ANP en est encore aux études préalables [PDF].

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