BTP & Infrastructures

Forte hausse des investissements dans le BTP en Afrique en 2014

Le cabinet de consulting Deloitte dispose de 15 bureaux en Afrique francophone © AFP

Selon une étude du cabinet Deloitte, la valeur totale des projets de BTP en Afrique a crû de 46 % en 2014 pour atteindre 325 milliards de dollars.

Le cabinet de conseil Deloitte vient de publier la troisième édition de son rapport sur le secteur de la construction en Afrique. Cette nouvelle étude recense 257 projets d’infrastructures (d’un coût minimum de 50 millions de dollars) en construction sur le continent en 2014, soit 65 de moins que dans l’édition 2013 du rapport.

Loin de marquer un recul du secteur du BTP en Afrique, cette réduction du nombre de chantiers s’est au contraire accompagnée d’une hausse considérable du montant des investissements. Les projets africains recensés au 1er juin 2014 par Deloitte ont une valeur totale de 325,8 milliards de dollars contre 222,76 milliards en 2013, soit une hausse de 46,2 %. Ces chantiers ont une valeur moyenne de 1,27 milliard de dollars contre 689 millions de dollars par projet un an plus tôt. 

Hausse du montant des investissements

L’Afrique australe reste, de loin, la première zone d’investissement dans le BTP du continent. En 2014, 119 projets d’infrastructures étaient en construction dans cette région, pour une valeur totale de 144,88 milliards de dollars. L’Afrique de l’Ouest arrive en seconde position avec 66 projets (74,83 milliards de dollars), suivie par l’Afrique de l’Est qui comptait 51 projets d’une valeur totale de 60,67 milliards de dollars en développement l’an dernier. L’Afrique centrale, avec 13 projets représentant une valeur totale de 33,2 milliards de dollars, se place devant les pays d’Afrique du Nord avec 8 projets (9,1 milliards de dollars).

Globalement, la valeur moyenne des projets est en hausse. En 2013, seuls 16 % des projets recensés avoisinaient le milliard de dollars, contre 27 % en 2014. Une hausse qui peut s’expliquer par les secteurs désormais privilégiés par les investisseurs, à savoir ceux de l’énergie et du transport, au détriment des secteurs de l’éducation ou encore de la santé.

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Les institutions internationales de développement figurent parmi les plus importants investisseurs de ces projets de construction, avec 26 % des investissements en moyenne en 2014 tous secteurs confondus (19 % en 2013). Elles sont suivies de près par les gouvernements africains (22 %) et les investisseurs privés nationaux (11 %).

Par Joël Assoko et Clémentine Pawlotsky

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