Société

Madagascar : des inondations font 19 morts et plus de 60 000 sinistrés

Le niveau des eaux ne cesse de monter dans la capitale malgache.

Le niveau des eaux ne cesse de monter dans la capitale malgache. © DR

La saison des intempéries se poursuit sur la Grande Île après l’épisode de la tempête Chedza en janvier dernier.  Depuis début mars, de fortes précipitations provoquent des inondations et glissements de terrain avec un bilan provisoire de 19 morts et 60 000 sinistrés.

La nature se déchaîne contre Madagascar. Après le passage de la violente tempête tropicale Chedza en janvier, la Grande Île est désormais soumise à d’abondantes pluies depuis quelques jours. Le bilan provisoire établi le 3 mars fait état de 19 morts et plus de 60 000 sinistrés. Mais la situation pourrait être bien plus catastrophique si l’on prend en compte la situation sanitaire et humanitaire dans les zones touchées par la montée des eaux.

Une saison pluvieuse "moyenne"

La Grande Île est en pleine saison humide qui va de novembre à avril. Cette période correspond également à la saison cyclonique pendant laquelle Madagascar subit les caprices de la nature entre tempêtes, cyclones et pluies diluviennes. 

En janvier la tempête Chedza avait causé d’importantes inondations dans 10 régions sur les 22 que compte le pays, principalement dans le Sud-Ouest. Le bilan avait été lourd (68 morts et 134 000 sinistrés) avec de nombreux glissements de terrains, des routes éventrées et des villages entiers dévastés. Chedza avait été précédée par plusieurs jours de fortes pluies qui ont eu pour conséquence une montée signifiante des eaux des rizières et des bas quartiers.

Pour Balsama A. Rabetokotany Ratsirisoarinjanahary, directrice des exploitations météorologiques de Madagascar, la situation en 2015 n’est pas vraiment la plus alarmante connue dans le pays. "Le problème se situe au niveau des infrastructures qui résistent de moins en moins à la montée des eaux" a-t-elle indiqué.

 

Des images satellites du 3 mars

Catastrophe sanitaire annoncée

Comme à chaque montée des eaux, les populations sont exposées à divers risques sanitaires. "Beaucoup construisent dans des zones inondables et se retrouvent rapidement sans domiciles après des épisodes pluvieux", reconnait Ratsirisoarinjanahary. Aux 134 000 sinistrés de la tempête Chedza, s’ajoutent désormais 60 000 des inondations du mois de mars, un bilan encore provisoire.

Le risque de propagation de maladies comme le choléra et la peste est également élevé. Cette dernière suscite un maximum d’attention car elle aurait causé la mort de plus de 71 personnes (sur 263 personnes infectées) entre septembre 2014 et février 2015. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait alors fait part de ses inquiétudes, craignant notamment que la montée des eaux n’aggrave la propagation de la maladie.

Des pays d’Afrique de l’Est situés en bordure de l’océan indien font également face à des phénomènes météorologiques. Au moins 50 personnes ont péri en Tanzanie le 3 mars à la suite de pluies torrentielles accompagnées de grêle et de vents violents.

>> Lire aussi : Deux semaines après les inondations au Malawi, l’heure du bilan

 

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