Diplomatie

Libye : deux Parlements, une crise et deux médiateurs… le Maroc et l’Algérie

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, aux Nations unies. © Stan Honda / AP

Une réunion de dialogue va s'ouvrir mardi à Alger entre des parties au conflit libyen, a indiqué dimanche Ramtane Lamamra, le ministre algérien des Affaires étrangères. Elle réunira "une quinzaine de dirigeants politiques de premier plan, des chefs de partis et de grands militants connus sur la scène libyenne", a-t-il précisé.

La Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) avait annoncé mercredi la tenue de cette rencontre à Alger, sans donner de date précise. "Nous sommes raisonnablement optimistes et travaillons pour que le dialogue entre les frères libyens aboutisse au règlement de la crise que vit la Libye", a assuré Ramtane Lamamra, selon l’agence APS.

Il a dit espérer que les discussions aboutissent à "un consensus national sur la création d’un gouvernement d’union et sur les arrangements de sécurité" pour "permettre au pays d’évoluer et d’aller vers la Constitution, des élections dans le calme et la sérénité". Les étapes suivantes des pourparlers seront fixées en fonction des résultats de la rencontre de mardi, a souligné le ministre algérien, ajoutant que les négociateurs libyens pourront rester en Algérie aussi longtemps qu’ils le souhaitent.

>> Lire aussi : "Dialogue interlibyen au Maroc : les camps rivaux et l’ONU confiants"

Ramtane Lamamra a également assuré que l’Algérie soutenait "naturellement" les efforts de Bernardino Leon, chef de la Manul, de "multiples manières, y compris à travers nos propres contacts et interactions avec des Libyens et Libyennes de tout horizon politique et social". Il a aussi rappelé qu’Alger avait reçu "discrètement" ces derniers mois plus de 200 acteurs de la crise en Libye, pays en proie aux violences depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le Maroc joue aussi les médiateurs

L’Algérie est opposée à une intervention militaire dans ce pays et milite pour un dialogue entre tous les protagonistes de la crise et notamment les deux Parlements et gouvernements, les uns proches de milices islamistes et les autres reconnus par la communauté internationale.

Ces discussions à Alger interviennent alors que la Manul parraine également des pourparlers au Maroc. Samedi, au troisième jour de ces négociations, des représentants des deux Parlements rivaux y ont pour la première fois échangé face à face, l’ONU parlant de "progrès importants". Les délégations libyennes devaient regagner leur pays dimanche pour des consultations avant de retourner cette semaine au Maroc.

Les deux délégations, qui tentent de se mettre d’accord sur la "forme" d’un gouvernement d’union et les modalités d’une cessation des hostilités, avaient tenu jeudi et vendredi des discussions indirectes par l’intermédiaire de Bernardino Leon. Des pourparlers indirects avaient déjà eu lieu en février à Ghadamès dans le sud libyen, les premiers du genre depuis le lancement du dialogue national fin septembre.

(Avec AFP)

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