Défense

Libye : l’État islamique enlève neuf étrangers dans le sud du pays

L'entrée du champ pétrolier al-Ghani, le 23 mars 2013, en Libye.

L'entrée du champ pétrolier al-Ghani, le 23 mars 2013, en Libye. © AFP

Neuf étrangers dont un Ghanéen ont été enlevés vendredi lors d'une attaque contre un champ pétrolier dans le sud de la Libye. L'annonce a été faite ce lundi par les autorités philippines dont quatre ressortissants figurent parmi les otages.

Le bilan de l’attaque menée le 6 mars contre le champ pétrolier al-Ghani (sud de la Libye) a été rendu public lundi 9 mars par le porte-parole du ministère philippin des Affaires étrangères, Charles Jose. Quatre Philippins, deux Bangladeshis, un Ghanéen, un Tchèque et un Autrichien auraient été enlevés par des hommes identifiés par des sources libyennes comme étant des membres du groupe terroriste État islamique. Huit gardes ont également été tués lors de l’assaut.

Le porte-parole, qui s’appuyait sur un rapport de l’ambassade des Philippines en Libye, a déclaré qu’il n’était pas en mesure de confirmer l’identité des ravisseurs, ajoutant qu’aucune revendication ni demande de rançon n’avait été formulée.

Trois ressortissants philippins avaient déjà été capturés début février dans le champ pétrolier d’al-Mabrouk, à l’est de Tripoli et leur sort reste inconnu.

>> Lire aussi Libye : des islamistes armés s’emparent de deux champs pétrolifères

"État de force majeure" dans les champs pétrolifères en Libye

La Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) a décrété le 4 mars "l’état de force majeure" dans plusieurs champs pétrolifères du centre du pays en réaction aux multiples attaques des jihadistes contre ses installations. Le contrôle des réserves d’or noir est un enjeu important de la guerre civile en Libye. 

Des milliers de Philippins vivent et travaillent encore dans le pays malgré l’ordre de rapatriement lancé par leur gouvernement en juillet 2014. Sur les 13 000 qui y habitaient à l’époque, il n’en resterait aujourd’hui que 4 000.

Des ressortissants de plusieurs nationalités sont employés sur les sites de la Compagnie nationale de pétrole libyenne dont de nombreux Africains. Le Ghana, dont un ressortissant figure parmi les personnes enlevées, n’a pour l’heure fait aucune déclaration.

>> Lire aussi Libye : deux Parlements, une crise et deux médiateurs… le Maroc et l’Algérie

(Avec AFP)
 

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