Sécurité

Mali : le groupe de Mokhtar Belmokhtar revendique l’attentat de Bamako

| Par AFP
Près du bar restaurant La Terrasse à Bamako après l'attaque qui a fait 5 morts, le 7 mars 2015.

Près du bar restaurant La Terrasse à Bamako après l'attaque qui a fait 5 morts, le 7 mars 2015. © AFP

Le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar a revendiqué l’attentat qui a fait cinq morts à Bamako, dans un enregistrement audio diffusé par l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

« Nous revendiquons la dernière opération de Bamako menée par les vaillants combattants d’Al-Mourabitoune pour venger notre prophète de l’Occident mécréant qui l’a insulté et moqué, et notre frère Ahmed Tilemsi », un chef du groupe tué par l’armée française en décembre, affirme un porte-parole sur cet enregistrement diffusé par Al-Akhbar. Cette agence mauritanienne publie régulièrement des communiqués de la mouvance Al-Qaïda sans jamais être démentie.

Le porte-parole précise que des informations supplémentaires sur la mort de Tilemsi seront communiquées ultérieurement et revendique d’autres opérations, dont une tentative d’assassinat le 26 janvier contre un des officiers arabes restés loyaux à l’armée malienne lors de la crise de 2012, le général Mohamed Abderrahmane Ould Meydou.

Le chef jihadiste le plus recherché du Sahel

L’enregistrement en arabe de moins d’une minute et demie est accompagné d’une mention « exclusif », avec l’effigie de Mokhtar Belmokhtar, considéré comme le chef jihadiste le plus recherché du Sahel.

Tilemsi, un Arabe malien de Tarkint (nord-est), était un des fondateurs du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) qui a fusionné en 2013 avec le groupe de l’Algérien Belmokhtar, cerveau de la prise d’otages meurtrière sur le site gazier algérien d’In Amenas en janvier 2013, pour former Al-Mourabitoune.

Premier attentat visant des Occidentaux à Bamako

Un Français, un Belge et trois Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dans un restaurant en plein cœur de Bamako, premier attentat visant des Occidentaux dans la capitale du Mali qui vit depuis 2012 sous la menace jihadiste.

Le nord du Mali est tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda (dont le Mujao), qui en ont été partiellement chassés par l’opération « Serval », lancée à l’initiative de la France en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 « Barkhane », dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

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