Agroalimentaire

Côte d’Ivoire : Olam inaugure sa deuxième usine de transformation du cacao

En 2013-2014, la Côte d'Ivoire a fourni 40 % de la production mondiale de cacao, mais seulement 12 % du cacao transformé.

En 2013-2014, la Côte d'Ivoire a fourni 40 % de la production mondiale de cacao, mais seulement 12 % du cacao transformé. © AFP

Le géant singapourien de l'agro-industrie Olam a inauguré une usine de transformation du cacao, à San Pedro. L'unité, qui a nécessité 75 millions de dollars d'investissement, dispose d'une capacité de 75 000 tonnes.

Le groupe Olam a inauguré le 7 mars une usine de transformation de cacao à San Pedro, en Côte d’Ivoire. Baptisée Olam Cocoa Processing, cette unité de 75 000 tonnes est le 12e broyeur du pays et le 6e dans cette ville portuaire. Elle a demandé 75 millions de dollars d’investissements et emploie 450 salariés.

Cette ouverture permet à Olam de doubler ses capacités de production à San Pedro. Le groupe singapourien, qui a racheté l’activité cacao de l’américain ADM en décembre, devrait également récupérer l’usine de ce dernier à Abidjan, d’une capacité de 86 000 tonnes, si l’opération est confirmée par les autorités de régulation de la concurrence, devenant n°1 du broyage de Cacao en Côte d’Ivoire.

Avantages fiscaux

Avec cette nouvelle unité, les capacités de broyage du cacao installées en Côte d’Ivoire dépassent désormais les 700 000 tonnes selon les chiffres du ministère de l’Industrie, soit près d’un tiers de la production cacaoyère.

Cette usine est un plus pour la Côte d’Ivoire qui compte transformer 50 % de sa production de cacao d’ici à 2020. Cet objectif est toutefois contrarié par les hésitations des industriels, qui demandent le rétablissement d’avantages fiscaux accordés pour la transformation de cacao supprimés durant la campagne 2012-2013.

« Nous ne sommes plus vraiment incités à investir dans la transformation puisque nous sommes taxés au même niveau que les exportateurs de fèves », regrette un industriel qui a requis l’anonymat. Jean-Claude Brou, le ministre de l’Industrie et des Mines, prévoit d’organiser une grande rencontre avec les broyeurs de cacao en avril pour réfléchir aux moyens de relancer l’industrialisation de cette filière stratégique.

Malgré l’embellie des cours mondiaux du cacao, la sécheresse devrait entraîner une baisse d’environ 10 % de la production des deux leaders mondiaux du cacao cette année, la Côte d’Ivoire et le Ghana.

>>>> Lire aussiQuand le cacao s’échangera en euros… 

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