Économie

Côte d’Ivoire : les tensions de trésorerie ralentissent l’exécution des grands chantiers

Selon les chiffres du gouvernement ivoirien, en 2014, à peine 51 % des lignes budgétaires prévues pour les marchés publics ont pu être mobilisées. Des tensions de trésorerie qui ralentissent les grands chantiers lancées par les autorités du pays.

Mis à jour le 5 mars 2015 à 11:10

Selon IFC, l’Afrique pourrait absorber annuellement plus de 90 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures. © Olivier pour Jeune Afrique

C’est un aveu de taille de la part du gouvernement ivoirien. À la sortie du Conseil des ministres organisé le 4 mars à San Pedro, la deuxième ville portuaire du pays, où le président Alassane Ouattara est en visite d’État pour cinq jours, Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement, a révélé que l’exécution des marchés publics à fin décembre 2014 était loin des résultats escomptés.

Selon ses estimations, sur les 1907 milliards de F CFA (2,9 milliards d’euros) de lignes budgétaires disponibles pour les marchés publics, seuls 985 milliards de F CFA (51,6 %) ont été effectivement mobilisés pour la réalisation de 376 marchés publics.

Tensions

« Ce gap important s’explique par des tensions de trésorerie qui retardent l’exécution des marchés publics », a-t-il avancé. À cette difficulté s’ajoute le grand nombre de marchés à exécuter de façon concomitante. Ceci explique, selon Bruno Koné, le recours de la Côte d’Ivoire aux marchés financiers internationaux.

« L’objectif est de réduire le taux de non-réalisation des projets publics », a reconnu dans le ministre ivoirien. Un autre défi est de réduire le délai de passation des marchés publics qui est supérieur à 100 jours, alors que le gouvernement vise un objectif de 88 jours.

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