Politique

Tunisie : quatre gendarmes tués dans une attaque terroriste près de la frontière avec l’Algérie

Une patrouille de l'armée tunisienne dans la région du Mont Chaambi en 2013.

Une patrouille de l'armée tunisienne dans la région du Mont Chaambi en 2013. © AFP

Quatre gendarmes tunisiens ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi dans une attaque survenue non loin de la frontière avec l’Algérie, dans la région de Kasserine, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.

"A la suite d’une attaque terroriste à Boulaaba, dans le gouvernorat de Kasserine, quatre héros de la Garde nationale sont tombés en martyrs", dans la nuit du 17 au 18 février, annonce un communiqué du ministère tunisien de l’Intérieur.

Boulaaba est situé dans la région du Mont Chaambi, un massif montagneux à la frontière avec l’Algérie où est actif le principal maquis jihadiste tunisien, la "Phalange Okba Ibn Nafaâ".

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Allégeance à l’État islamique

La "Phalange Okba Ibn Nafaâ" est une organisation terroriste historiquement liée à Al-Qaïda et qui a fait allégeance en septembre 2014 à l’État Islamique (EI). Ce groupe actif depuis la révolution tunisienne de janvier 2011 dans la zone de la frontière avec l’Algérie est responsable de plusieurs attaques dans le pays. La plus sanglante fut celle qui a coûté la vie à 14 soldats tunisiens au Chaambi  en juillet 2014. Le groupe a aussi revendiqué des assauts contre des personnalités politiques dont celui ayant visé en mai 2014 le domicile de Lotfi Ben Jeddou, le ministre de l’Intérieur de l’époque.

Leur émir serait Lokman Abou Sakhr (Khaled Chaïeb de son vrai nom),  un Algérien désigné par Aqmi. "Ses combattants seraient actuellement entre 70 et 100, selon un responsable de la lutte antiterroriste tunisienne.

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La montée en puissance du terrorisme jihadiste en Tunisie

Des dizaines de militaires et policiers ont été tués ou blessés dans des embuscades et dans les explosions de mines disséminées dans la zone de Chaambi mais aussi plus au nord, toujours le long de la frontière avec l’Algérie. Ces derniers mois, la police tunisienne a affirmé multiplier les arrestations, et assuré avoir déjoué plusieurs attentats.

Comme l’Algérie, le Maroc et la Libye, la Tunisie est devenue l’une des principales terres de recrutement pour les groupes islamistes armés en Syrie ou en Irak. De 2 000 à 3 000 Tunisiens combattraient dans les rangs des jihadistes à l’étranger. Cinq cents autres sont pour leur part rentrés en Tunisie, selon la police, et sont considérés comme l’une des plus grandes menaces sécuritaires pour le pays.

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(Avec AFP)
 

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