Environnement

Algérie : vaste dispositif policier pour empêcher une manifestation contre le gaz de schiste à Alger

| Par Jeune Afrique
Lors d’une manifestation contre un nouveau mandat de Bouteflika, le 16 avril 2014 à Alger.

Lors d'une manifestation contre un nouveau mandat de Bouteflika, le 16 avril 2014 à Alger. © Sidali Djarboub/AP/SIPA

Un important dispositif policier a été déployé mardi à l’aube autour de l’esplanade de la Grande Poste, dans le centre d’Alger, où devait se tenir une manifestation contre le gaz de schiste dans la matinée.

Des centaines de policiers des brigades anti-émeutes se sont déployés mardi 24 février avant la levée du jour sur la place de la Grande poste, à Alger. Des barrières métalliques ont été installées tout autour de l’esplanade pour en interdire l’accès et empêcher une manifestation contre le gaz de schiste prévue dans la matinée. Pour rappel, les manifestations sont officiellement interdites dans la capitale algérienne.

Plusieurs formations de l’opposition avaient appelé à cette mobilisation en signe de solidarité avec les populations des provinces sahariennes, où des forages expérimentaux sont réalisés par la compagnie publique Sonatrach avec des partenaires étrangers. À Ain-Salah, la ville la plus proche des lieux de forage, des manifestations se poursuivent sans discontinuer depuis deux mois pour exiger l’arrêt des explorations.

>> Lire aussi : Algérie : l’opposition au gaz de schiste persiste malgré les assurances du gouvernement

L’Algérie, quatrième réserve mondiale de gaz de schiste

L’Algérie compte investir massivement dans le gaz de schiste afin de compenser la baisse de ses revenus pétroliers, mais le gouvernement se heurte à l’hostilité des populations vivant près des gisements, inquiètes des conséquences de ces forages sur l’environnement. "Sonatrach ne va pas interrompre les forages d’exploration de gaz de schiste à In Salah", a pour sa part martelé son PDG Said Sahnoule, le 8 février devant la presse à Alger.

Fin janvier, le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait affirmé que les forages pilotes seraient achevés à brève échéance mais que l’exploitation proprement dite "n’était pas encore à l’ordre du jour". Selon des études internationales, l’Algérie possède les quatrièmes réserves mondiales récupérables de gaz de schiste, après les États-Unis, la Chine et l’Argentine.

(Avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA309_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte