Politique

Côte d’Ivoire : les frondeurs du PDCI n’iront pas au congrès du parti

Par - Baudelaire Mieu, à Abidjan
Mis à jour le 26 février 2015 à 15:52

Charles Konan Banny et Kouadio Konan Bertin. © AP/SIPA/AFP/Montage J.A.

La crise consécutive à « l’appel de Daoukro » n’en finit pas de secouer le PDCI. Quatre opposants au leadership d’Henri Konan Bédié ont annoncé jeudi qu’ils boycotteront le prochain congrès du parti pour organiser une convention alternative afin de se choisir un candidat à la présidentielle autre qu’Allassane Ouattara.

Mis à jour à 16h16.

Quatre candidats à l’investiture du Parti démocratique de Côte d’ivoire (PDCI) pour la présidentielle d’octobre prochain ont décidé unanimement, jeudi 26 février, de boycotter le prochain congrès extraordinaire de leur formation, convoqué samedi 28 février dans le seul but de valider la candidature du président Alassane Ouattara. Charles Konan Banny, ancien Premier ministre, Essy Amara, ex-ministre des Affaires étrangères, ainsi que les députés Jérôme Kablan Brou et Kouadio Konan Bertin fustigent ainsi la décision d’Henri Konan Bédié, le président du parti, de faire de l’actuel chef de l’État le candidat du PDCI pour la présidentielle.

"Congrès du RDR"

"Nous n’irons pas à ce congrès, qui sera celui du RDR [Rassemblement des républicains, de Ouattara, NDLR] et qui aura pour seul et unique ordre du jour l’adoption de décisions non démocratiques", a expliqué en conférence de presse Charles Konan Banny, l’un des frondeurs. "L’appel de Daoukro ressemble à un diktat", surenchérit Jérôme Kablan Brou.

La situation se complique chaque jour davantage au sein du PDCI, car aucun des opposants internes n’envisage de quitter le Parti. La prochaine étape pour les frondeurs sera donc de remobiliser la base du parti pour organiser une convention alternative afin de choisir un candidat issu du PDCI pour la présidentielle.