Politique

Reprise jeudi au Maroc du dialogue pour une sortie de crise en Libye

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Mis à jour le 3 mars 2015 à 14:09

Après l’annulation d’une réunion la semaine dernière, un nouveau round de dialogue entre les deux parlements rivaux en Libye, celui reconnu par la communauté internationale et le Congrès général national (CGN, sortant), est prévu jeudi au Maroc.

Un temps suspendus, les pourparlers entre les deux parlements qui se disputent la légitimité du pouvoir en Libye doivet reprendre jeudi 3 mars au Maroc. Un accord a en effet été trouvé avec le chef de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul), Bernardino Leon, pour la reprise du dialogue, a déclaré lundi 2 mars à l’issue d’une réunion commune à Tripoli Salah al-Makhzoum, vice-président du CGN, parlement sortant proche du groupe de milices islamistes Fajr Libya, qui contrôle la capitale.

La  réunion était initialement prévue jeudi dernier, mais avait été annulée suite à la décision du parlement de Tobrouk, reconnu par la communauté internationale, de suspendre sa participation. Après quelques tergiversations, le même parlement a voté lundi la reprise de sa participation après une réunion entre des députés et M. Leon, a assuré Abou Bakr Beira, membre du Parlement basé dans l’est du pays. Celui-ci, qui préside la délégation du parlement au dialogue, n’a pas donné d’explications sur les raisons de la suspension des pourparlers ni sur leur reprise.

Des représentants des deux parlements avaient déjà tenu le 11 février à Ghadamès, dans le sud libyen, des discussions indirectes sous l’égide de l’ONU, les premières du genre depuis le lancement du dialogue national fin septembre 2014. M. Leon avait alors consulté séparément les délégations avec pour objectif but de parvenir à un accord sur la formation d’un gouvernement d’union.

Mission difficile après la nomination de Khalifa Haftar à la tête de l’armée royale :

Cette reprise des négociations coïncide par ailleurs avec la nomination lundi du général Khalifa Haftar à la tête de l’armée loyale au Parlement reconnu. Ce dernier à lancé mardi des raids aériens contre l’aéroport de Miitiga, le seul en service à Tripoli, sans faire de victimes, selon des sources aéroportuaire et militaire. Ces attaques amenuisent donc les probabilités de trouver un accord lors des pourparlers de jeudi prochain.

Des observateurs locaux critiquaient déjà lundi la nomination de cette personnalité controversée et très hostile aux islamistes, qui risque de compliquer un peu plus la mission de l’ONU dans sa recherche d’une solution politique en Libye.

Le député Issa al-Aribi a indiqué de son coté que le Parlement avait insisté auprès de M. Leon sur la nécessité d’être reconnu comme le seul représentant légitime du peuple libyen et sur le fait que tout gouvernement devait obtenir la confiance du Parlement.

(Avec AFP)