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Michel Ouédraogo

Nouveau délégué général du Fespaco.

C’est un bouleversement de taille dans l’organigramme de la célèbre manifestation cinématographique. Le 29 février, Michel Ouédraogo a officiellement pris ses fonctions de délégué général du Festival panafricain de cinéma et de télévision de Ouagadougou (Fespaco) en remplacement de Baba Hama, nommé le 9 janvier directeur de cabinet du ministre d’État en charge de la Santé, Alain Yoda, après douze ans de bons et loyaux services.
La nomination de Ouédraogo n’a toutefois rien d’une révolution. Comme pour son prédécesseur, le choix des autorités s’est porté sur un communicant. Après avoir occupé les fonctions de deuxième conseiller à l’ambassade du Burkina à Abidjan entre 1989 et 1994, puis d’attaché de presse à la primature sous Kadré Désiré Ouédraogo, Michel Ouédraogo s’est illustré au poste de directeur général des éditions Sidwaya, entre 1999 et 2007. C’est lui qui a conduit le passage du quotidien phare de la presse gouvernementale à la quadrichromie. Depuis 2005, Ouédraogo a également repris des études à l’Institut panafricain d’étude et de recherche sur les médias, l’information et la communication (Ipermic).

Aujourd’hui cheville ouvrière du Fespaco, dont il a présidé la commission Communication et Relations publiques entre 1995 et 2001 avant de devenir, en 2003, conseiller de son comité national d’organisation, Michel Ouédraogo veut faire de la manifestation un « tremplin pour le cinéma africain, qui a besoin de prendre son élan » et envisage de multiplier les événements entre chaque édition. En lançant, par exemple, un festival du cinéma féminin à l’occasion de la Journée internationale de la femme, ou les soixante-douze heures du cinéma de l’enfance lors de la Journée internationale des droits de l’enfant. « Au-delà du rêve, le cinéma est aussi un outil d’éducation qui doit participer au développement des États africains », explique-t-il.
Fils de la diaspora né à Oumé, en Côte d’Ivoire, arrivé au Burkina à l’âge de 22 ans, son parcours est pour le moins atypique. Après avoir obtenu une maîtrise d’histoire sur « l’engagement politique, économique et social de l’Église catholique burkinabè de 1960 à 1980 » à Ouagadougou, Michel Ouédraogo est allé compléter sa formation aussi bien dans l’URSS de Mikhaïl Gorbatchev (École de formation des cadres de Moscou, en 1987-1988) que dans l’Amérique de George W. Bush (cours au département d’État, en 2003). Marié à une pharmacienne et père de cinq enfants, il hérite aujourd’hui d’une lourde tâche : préparer le scénario de la célébration du quarantième anniversaire de la vitrine culturelle burkinabè.

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