Energie

Côte d’Ivoire : Les opérateurs font preuve d’énergie

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Azito Énergie SA pilote un projet d'investissement de 210 milliards de F CFA pour augmenter la puissance de la centrale d'Azito.

Azito Énergie SA pilote un projet d'investissement de 210 milliards de F CFA pour augmenter la puissance de la centrale d'Azito. © AFP

Entre l’extension des capacités des centrales ou le début des travaux du barrage de Soubré, le premier trimestre de l’année 2013 s’annonce chargé.

Le 9 janvier, le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a signé l’accord de prêt entre son gouvernement et la banque publique China Exim Bank pour lancer l’aménagement du complexe hydroélectrique de Soubré, un ouvrage essentiel pour le développement de la production nationale d’électricité. Et force est de constater que les choses ne traînent pas, puisque la construction du barrage commence dès ce mois de février, pour une mise en production prévue en 2018. Le coût total du projet est estimé à 331 milliards de F CFA (environ 505 millions d’euros), financés à 15 % par la Côte d’Ivoire et à 85 % par la Chine.

Doté d’une puissance installée de 275 MW pour une production de 1 100 gigawattheures (GWh) par an, le complexe augmentera considérablement la capacité du pays, avec le quadruple avantage de produire une énergie renouvelable, à un coût moindre au kilowattheure comparé au thermique, de rééquilibrer le mix énergétique et, donc, de faire face à l’évolution croissante de la consommation nationale.

Miracle ! En panne depuis 2005, la troisième turbine de la centrale de Vridi reprend du service.

Parmi les autres projets en cours, Azito Énergie SA s’est vu accorder un prêt de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), SFI (groupe Banque mondiale) et Proparco – filiale de l’Agence française de développement (AFD) – pour la mise en service, en 2015, d’un cycle de production électrique combiné sur le site de la centrale d’Azito, en périphérie d’Abidjan. Un investissement global de 210 milliards de F CFA, qui permettra de porter la puissance du complexe de 296 MW à 436 MW.

Suppléments Thermiques

La puissance de la centrale thermique de Vridi, à Abidjan, est aussi revue à la hausse, avec la réhabilitation de la turbine à gaz n° 3 (Tag3, 21 MW). En panne depuis fin 2005, elle reprend enfin du service ce mois-ci.

Toujours sur le site de Vridi, les négociations engagées avec le britannique Aggreko ont permis, dès juillet, le maintien de la location de la centrale de 70 MW et l’installation de 30 MW supplémentaires, complétés par la signature d’un contrat, en décembre, entre l’État et le groupe écossais pour l’installation de 10 MW d’ici au mois de mars. Ce qui portera la capacité contractuelle d’Aggreko à 110 MW et la puissance globale du site à 200 MW.

Quant à la centrale de la Compagnie ivoirienne de production d’électricité (Ciprel), au sud-est d’Abidjan, elle gagnera 220 MW de puissance grâce à la mise en place d’une cinquième turbine à gaz et d’une turbine à vapeur (un investissement global de 178 milliards de F CFA), qui seront opérationnelles entre 2014 et 2015.

Enfin, des protocoles d’accord ont été signés avec plusieurs promoteurs privés – Star Énergie, Mimran Petroci-ContourGlobal – pour la construction de centrales thermiques à cycle combiné, ainsi que pour l’actualisation des études de faisabilité sur les sites hydroélectriques pouvant être équipés.

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