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Qui face à Ben Ali en 2009 ?

Candidat à la présidentielle de 2009 pour un cinquième et - théoriquement - dernier mandat de cinq ans, Ben Ali a déclenché, au congrès du parti au pouvoir, un processus qui devrait aboutir à de profonds changements, plus particulièrement au niveau des postes clés du système.

Le décor est maintenant planté. Ben Ali, 71 ans, dont vingt et un de présidence, briguera, dans un peu plus d’un an, un cinquième mandat de cinq ans. Le 24 juillet, une semaine avant la confirmation de sa candidature, le Parlement a adopté des amendements à la Constitution destinés à assouplir les conditions pour se porter candidat. Celles en vigueur, et qui le demeureront, exigent le parrainage, difficile à obtenir, de 30 députés et maires. À titre exceptionnel pour 2009, peut aussi se porter candidat à la magistrature suprême le premier responsable de tout parti légal élu à ce poste depuis au moins deux ans.
Dans la liste des personnes constitutionnellement habilitées à se déclarer candidats à la présidentielle de 2009 dressée par Jeune Afrique figurent au moins cinq dirigeants de partis d’opposition.

La première est Mme Maya Jribi, secrétaire générale du Parti démocratique progressiste (PDP, opposition radicale, allié au parti illégal de la Nahdha), mais elle ne pourra le faire tant que son prédécesseur à ce poste, Néjib Chebbi, s’obstinera à vouloir se présenter sans réunir les conditions d’éligibilité. Une femme candidate à la présidence serait une première en Tunisie.
Les autres sont : Mohamed Bouchiha, secrétaire général du Parti de l’unité populaire (PUP, modéré), déjà candidat à la présidentielle de 2004 ; Ahmed Ibrahim, secrétaire général d’Attajdid (ex-Parti communiste), qui avait présenté un candidat d’union de l’opposition en 2004 ; Ahmed Inoubli (UDU, Union démocratique unioniste). Quant à Mondher Thabet, secrétaire général du Parti social libéral (PSL), il a déjà fait savoir qu’il ne se présenterait pas et que son parti soutiendrait la candidature de Ben Ali.

Les secrétaires généraux de partis politiques qui ne pourront pas se porter candidats sont : Ismail Boulehya, secrétaire général du Mouvement des démocrates socialistes (MDS), qui, à 75 ans, a dépassé l’âge limite requis (71 ans) ; Mustapha Ben Jaafar, secrétaire général du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), et Mongi Khammassi, secrétaire général du Parti des verts (PV), tous deux à la tête de partis de création récente qui n’ont pas encore tenu leur premier congrès électif.

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