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Irréductibles « Ambazoniens »

Les vingt-quatre membres du Southern Cameroon National Council (SCNC) arrêtés le 6 octobre à Mutengene seront finalement présentés au juge le 8 décembre à Tiko, petite ville anglophone à 40 km de Douala. Tous devront répondre du délit de « trouble à l’ordre public ». Les autorités les accusent d’avoir tenu une réunion illégale visant à soulever la minorité anglophone contre le pouvoir central. Depuis la réunion par référendum, en 1961, des parties anglophone et francophone du Cameroun, une petite minorité d’activistes n’a jamais renoncé à créer dans les provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest une « République d’Ambazonie » indépendante.
Pour Chief Ayamba Ette Otun, un ancien dirigeant d’entreprise devenu exploitant agricole et dirigeant du SCNC, c’est là, pour les anglophones, le « seul moyen de disposer d’une réelle autonomie », face à une République du Cameroun perçue comme « une force d’occupation ». En 1999, la création du SCNC coïncida presque avec la promulgation d’une « déclaration d’indépendance » de « l’Ambazonie ». Plusieurs dizaines de militants furent alors arrêtés et certains maintenus en détention pendant une dizaine de mois. Le SCNC ne compte aujourd’hui qu’une poignée de militants – quelques dizaines tout au plus. Il ne cesse de s’éloigner d’un autre mouvement anglophone, plus politique, la All Anglophone Conference, créé à Buéa en 1993.
Tous les ans à l’approche du 1er octobre, date anniversaire de l’indépendance et de l’unification du pays, le dispositif policier est renforcé dans toute la région anglophone. Et les véhicules systématiquement fouillés. Sans grand résultat.

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