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À quoi sert le Nepad ?

Les dirigeants africains aux abonnés absents.

Que deux des pères fondateurs (le Sénégalais Abdoulaye Wade et le Sud-Africain Thabo Mbeki) du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) n’aient pas fait le déplacement de Charm el-Cheikh, en Égypte, n’était pas de bon augure. Le sommet des chefs d’État, le 19 avril, a confirmé cette crainte : seule une dizaine de dirigeants africains étaient présents sur la trentaine attendue.
Dans son discours d’ouverture, le président égyptien Hosni Moubarak a souligné « l’urgente nécessité pour les partenaires de verser l’aide promise ». Le Nepad demande entre 50 à 75 milliards de dollars par an contre les 25 versés actuellement. La conférence a enregistré le travail d’une mission d’évaluation au Ghana, au Kenya, en Mauritanie et au Rwanda. Mais aucun de ces quatre pays n’avait envoyé de représentants. Le rapport d’activité insiste enfin sur les « progrès accomplis » par l’organisation, mais, à cette date, aucun projet concret n’a vu le jour, si ce n’est le gazoduc entre le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana, prévu pour 2006. D’autres programmes dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation et des télécommunications sont en souffrance en raison de problèmes de financement.
Le Nepad a été lancé en 2001. Il devait promouvoir, dans le cadre de l’Union africaine, les investissements pour le développement et les infrastructures transfrontalières. Depuis le Koweït, où il était en visite, Abdoulaye Wade a déclaré que le Nepad manquait « d’hommes capables pour la mise en uvre des projets ».

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