Automobile

Maroc : Renault Tanger, un an après

L'usine Renault à Tanger compte 1 200 ouvriers aujourd'hui pour produire deux modèles d'entrée de gamme, la Lodgy et la Dacia Dokker. © Azzouz Boukallouch/AFP

Lors de la troisième édition de la conférence économique organisée le 21 mars à Casablanca par Attijariwafa bank, Jacques Prost, directeur général de Renault Maroc, est revenu sur la première année d'exploitation de l'usine de Tanger.

L’usine Renault à Tanger compte 1 200 ouvriers aujourd’hui pour produire deux modèles d’entrée de gamme, la Lodgy et la Dacia Dokker. Les effectifs du site industriel passeront à 5 000 personnes d’ici à fin 2013. En effet, une deuxième ligne de production doit être installée ; elle permettra la construction d’une troisième voiture à partir de septembre prochain : la nouvelle Sandero. « Le made in Morocco est exportable », s’est réjoui Jaques Prost, directeur général de Renault Maroc lors de sa prise de parole.

Répliquer les bonnes pratiques

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Concernant l’intégration locale, le dirigeant a affirmé qu’elle se situait aux alentours des 50% et que 17 fournisseurs de rang 1 étaient identifiés entre Casablanca et Tanger. Pour l’améliorer, la création d’un tissu industriel local est nécessaire. Jacques Prost a déclaré être en contact régulier avec le ministre de l’industrie, Abdelkader Amara. Ils sont récemment partis en Roumanie pour observer le fonctionnement des partenaires de la firme au losange. En mai, ils prévoient de faire de même en Turquie, dans le but de s’inspirer et de dupliquer ces réussites au Maroc.

Qualité européenne

Jean-Christophe Kugler, directeur des opérations de la région Euromed-Afrique chez Renault, avait déclaré début mars à Jeune Afrique : « Nous sommes satisfaits de la première année d’exploitation de l’usine de Tanger. Nous n’avons pas eu de retard au démarrage et notre niveau de qualité est identique à celui de nos usines européennes ». En témoignent les exportations du site de Tanger à travers toute l’Europe l’an dernier. Les exportations vers le reste de l’Afrique sont encore empêchées pour des raisons conventionnelles et fiscales.

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