Télécoms

Tunisie : la grève dure chez Teleperformance

Ces «conseillères» et «conseillers» qui traitent notamment les appels des clients en France ou au Canada des compagnies de téléphonie Orange, SFR, Bell Canada ou encore Free sont en grève depuis lundi.

Ces «conseillères» et «conseillers» qui traitent notamment les appels des clients en France ou au Canada des compagnies de téléphonie Orange, SFR, Bell Canada ou encore Free sont en grève depuis lundi. © AFP

Certains sites du prestataire de services français Teleperformance sont très mobilisés. Les syndicats demandent notamment des augmentations salariales. La direction souligne avoir déjà dépassé les limites fixées par des accords préalables.

Au troisième jour, la grève des salariés de Teleperformance a été très suivie sur certains sites : « Sur Ben Arous, Sousse et Charguia II, le mouvement est suivi de 90 à 95% », estime Sami Houli, secrétaire général du syndicat. Ailleurs, comme au Kram, en revanche, 100% des salariés était présents. La direction, quant à elle, parle d’une mobilisation de 26% pour l’ensemble des salariés.

Les grévistes revendiquent notamment « l’application de la classification des salaires [qui suppose la prise en compte de l’ancienneté, NDLR], la mise en oeuvre de l’augmentation pour 2013 et la réintégration des employés licenciés injustement en février dernier ». Nadia Edhen, six ans d’ancienneté comme conseillère, non syndiquée mais gréviste se plaint d’avoir « le même salaire depuis quatre ans, au même échelon que mes collègues qui sont dans l’entreprise depuis deux ans. »

Situation tendue

Lire aussi :

Centres d’appels : pas question de raccrocher

La direction estime elle au contraire avoir été au delà des augmentations décidés dans l’accord triennal de 2010, « soit 6% en 2012 au lieu de 4% », et renvoie à la signature par l’Utica (l’organisation patronale tunisienne) d’un accord de branche pour l’application de la grille salariale. Nadia Edhen conteste ces chiffres : « L’augmentation de 2013 n’est que de 1%. »

Teleperformance est installée en Tunisie depuis 2000 en tant que société offshore et emploie 5 400 personnes dans le pays. Le débrayage de ces deux derniers jours a forcé l’entreprise à « organiser en amont, avec les clients concernés, la gestion des volumes d’appels entrants qui ont pu être traités par des équipes internes ou par des confrères ». Selon nos informations, les activités de Free, Orange Technique ou Bell Canada ont ainsi dû être confiées à d’autres employés mobilisés en urgence.

Une réunion au ministère des affaires sociales devait avoir lieu dans l’après midi, mais la situation semble tendue : la direction demande la levée du sit-in « illégal » des salariés avant toute négociation. Côté syndicalistes, le secrétaire général Sami Houli, affirme avoir été agressé physiquement ce matin par trois de ses supérieurs. Il a déposé plainte.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte