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Le temps des résolutions

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Politique

Le sens des « affaires »

La présidence se tient à l’écoute d’un dossier fort sensible : la plainte déposée le 9 juillet au parquet de Paris par Transparency International-France pour « recel de détournement de biens publics ».

Par - Georges Dougueli
Mis à jour le 10 décembre 2008 à 15:44

Une action qui vise le patrimoine de plusieurs chefs d’État d’Afrique centrale, dont Omar Bongo Ondimba. Cette nouvelle plainte intervient après une première affaire intentée, en mars 2007, par diverses associations – dont Sherpa, Survie, etc. -, finalement classée sans suite pour cause d’infraction « non suffisamment caractérisée ». Les médias ont cependant publié les procès-verbaux de l’enquête menée par l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière. Pour William Bourdon, de Sherpa, c’est l’occasion pour la France de « traduire dans les faits ses engagements en faveur de la lutte contre la corruption et pour le rapatriement des biens détournés ». En revanche, Patrick Maisonneuve, l’avocat du président gabonais, y voit « une opération de pilonnage bien organisée pour jeter le discrédit sur le président du Gabon ». Car, poursuit-il, « seul le contribuable gabonais a intérêt à se plaindre ».