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Après la crise

Passé le différend entre Gabon Télécom et Zain, la cohabitation entre opérateurs est à l’ordre du jour.

Par - Georges Dougueli
Mis à jour le 10 décembre 2008 à 16:04

Les abonnés de Zain (ex-Celtel), premier opérateur de téléphonie mobile du pays, peuvent de nouveau appeler les téléphones fixes, dont le réseau appartient à Gabon Télécom. Après des semaines d’interruption, l’interconnexion entre les deux réseaux a été rétablie le 15 octobre à la suite d’un accord intervenu huit jours plus tôt sous les auspices de l’Agence de régulation des télécommunications (Artel), la pression du gouvernement et les protestations des associations de consommateurs. À l’origine de ce différend, une dette de 20 milliards de F CFA (30,5 millions d’euros) réclamée par Zain à Gabon Télécom en paiement de prestations dans le cadre de l’interconnexion. Or l’opérateur national, dont 51 % du capital ont été cédés en février 2007 à Maroc Télécom (une filiale de Vivendi), est en redressement. Selon Jean-Yves Kouassi-Goly, directeur général de Zain-Gabon, le non-paiement de cette dette pourrait « menacer l’équilibre de son entreprise et, partant, celui de l’ensemble du secteur ». Pour Zain, la mise en place d’un plan de développement justifierait le recouvrement des créances impayées, quitte à adopter des solutions radicales. La société, qui revendique un peu plus de 700 000 abonnés, soit un Gabonais sur deux, a investi 38 milliards de F CFA (57,9 millions d’euros) en 2008. Et elle devrait encore « améliorer l’offre de services », notamment en lançant le BlackBerry dans les toutes prochaines semaines.
Tirant les leçons de la crise, l’Artel envisage la mise en place d’une cellule technique permanente de contrôle pour s’assurer de la normalité de fonctionnement du trafic entre les réseaux des trois sociétés présentes dans le pays (Moov, Zain et Libertis – la filiale mobile de Gabon Télécom) et l’opérateur national.