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Cet article est issu du dossier «Mobilisation contre la vie chère»

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Société

Accros à l’info en ligne

Fans du Web, les Burkinabè y disposent de nombreux sites d’actualité. Parmi les plus consultés, lefaso.net propose une revue de presse quotidienne.

L’un des meilleurs moyens de ne pas surfer durant des heures sur le Net, parmi les nombreuses éditions des quotidiens nationaux, est de se connecter sur lefaso.net, l’un des sites les plus consultés du pays. Chaque jour depuis sa création, en 2003, son fondateur, le journaliste Cyriaque Paré, livre la synthèse des meilleurs articles et éditoriaux de la presse de son pays. Un travail bénévole qui le contraint même à se lever tous les matins à 5 heures, mais qui répond à sa « passion de l’information », ainsi qu’à sa volonté « de mieux faire connaître le Burkina et ce qui s’y passe ».
La vingtaine d’articles mis en ligne quotidiennement se veulent un aperçu objectif et pondéré de l’actualité. Le souci de Cyriaque Paré est de ne pas verser dans les polémiques partisanes en accordant une trop grande place à la presse d’opinion, particulièrement vigoureuse au Burkina. Une ligne éditoriale qui lui est souvent reprochée. « Je privilégie l’information aux commentaires politiques. C’est un choix que j’assume. »
Né sur les cendres d’un autre site, burkina.net – que Paré avait dû fermer pour cause de piraterie -, lefaso.net est plus qu’une simple compilation d’articles. Outre le fait qu’il offre des archives, un blog et des liens vers d’autres sites d’information, son côté pratique est évident. « Il permet d’informer le pays profond, où les journaux peinent à arriver. »
À 42 ans, père de deux filles, Cyriaque Paré est un professionnel reconnu. Celui qui rêvait d’être ordonné prêtre, après quatre années passées au petit séminaire de Saint-Paul de Tionkuy, dans la province du Mouhoun (Ouest), optera finalement pour l’information. Après des études de journalisme à l’Université de Ouagadougou et l’obtention de son diplôme, il débute au Journal du Jeudi – auprès d’un certain Norbert Zongo -, où il s’occupe de la rubrique politique, avant d’aller faire ses classes au quotidien Sidwaya. À partir de 2001, il est chargé de la communication de l’ambassade du Burkina en France. Poste qu’il occupe pendant sept ans avant de rentrer au pays. Tout en travaillant, il prépare une thèse de doctorat sur les médias ouest-africains et la société de l’information, qu’il a soutenue l’an dernier, obtenant une mention « très bien avec félicitations du jury ». Désormais rattaché au ministère des Affaires étrangères, il donne également des cours sur les médias à l’Université de Ouagadougou. Un juste retour aux sources.

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