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Cet article est issu du dossier «Pétrole, rumba et démocratie»

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20-30 ans : une génération qui en veut

Transporteur, pépiniériste, génie de l’informatique ou artisan... Ils font preuve d’imagination et de débrouillardise pour créer leur activité et devenir indépendants.

Parce que le chômage touche tout le monde, surtout les jeunes, et que ce ne sont pas les quelques emplois offerts dans le public comme dans le privé qui vont régler le problème, les jeunes Brazzavillois sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à faire preuve d’un réel changement de mentalité. Alors qu’autrefois la réussite était suspecte, souvent attribuée à quelque pouvoir sorcier, l’entrepreneuriat a désormais la cote. D’autant que le fonctionnariat est devenu synonyme d’argent mal gagné. À cause de la corruption.
Chez les 20-30 ans, les idées, les savoir-faire et, parfois, les diplômes ne manquent pas. Le capital et la capacité – ou simplement l’expérience – pour conduire un projet et gérer une entreprise font en revanche souvent défaut. Quelques organismes aident les jeunes créateurs à démarrer. Tel le Forum des jeunes entreprises, une ONG fondée par le père de La Bretèche. Outre un volet formation et un appui à la création et à la gestion d’entreprise, le Forum a mis en place une institution de microfinance, la Capped (Caisse de participation à la promotion des entreprises et à leur développement), qui permet à ses 20 500 sociétaires d’épargner et d’obtenir un crédit pour créer une activité. Le commerce représente la plus grande part des projets financés (30 %). Viennent ensuite les services (l’association encourageant le transport interurbain plutôt que le taxi, ainsi que toutes les activités qui font appel aux nouvelles technologies). En bas du tableau, l’agroalimentaire, qui, malgré son potentiel, suscite encore peu de projets. On remarque aussi que, si les jeunes femmes commencent à s’intéresser aux possibilités offertes par le Forum, la création d’entreprise reste pour le moment l’apanage des hommes. Une fois installés, tous doivent faire face aux mêmes tracasseries administratives, aux problèmes de délestage, au manque de services… Mais ils tiennent bon, convaincus que le choix de développer leur propre entreprise est le seul vraiment valable.

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