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Cet article est issu du dossier «Pétrole, rumba et démocratie»

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Culture

Un petit verre et une danse

Londres a ses pubs, Paris ses terrasses de café… et Brazza ses bars-dancings. À tous les moments forts de son histoire, la ville en a vu éclore. Certains sont devenus célèbres, comme l’Espace Faignond, à Poto-Poto, La Détente, Le Grand Plateau (ex-Macedo), Baba Boum, La Main bleue, à Bacongo, l’Espace Bel Air à Makélékélé, ou encore Les Rapides au Djoué, qui existent toujours.
Situés en plein air et abritant un orchestre, ils font penser aux guinguettes des bords de Marne dans les années 1950 en France. À ne pas confondre, donc, avec des discothèques. S’ils ne sont plus les découvreurs de talents d’autrefois, qui ont permis de révéler des musiciens de renom, ils restent des lieux de divertissement largement fréquentés par les Brazzavillois. Leurs acteurs sont des deux côtés de la scène. Côté estrade, les orchestres. Côté piste, les clients, dont les fameux « ambianceurs » qui viennent danser pour le plaisir, créer de nouveaux pas et, surtout, pour « se montrer ». Car la danse est l’occasion pour les sapeurs et autres top models locaux d’exhiber leur élégance. Avec eux, la piste se transforme en podium.
Après la guerre, les bars-dancings ont permis aux Brazzavillois de refaire la fête. Ils ont aussi favorisé les retrouvailles entre les communautés qui s’étaient déchirées. Quoi de mieux qu’un verre et une danse pour se réconcilier ?

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