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Cet article est issu du dossier «Bénin : Objectif 2011»

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Politique

Mgr Isidore de Souza, à toujours !

À la Conférence nationale, il a dit : « Je suis votre homme si vous le voulez ». © HERVÉ DEZ/CIRIC

Homme d'église respecté, rentré en politique par des voies fortuites, Mgr de Souza a joué un rôle majeur dans le processus de démocratisation du Bénin.

C’est par accident, en remplaçant au pied levé Mgr Sastre, qui ne pouvait y assister, qu’Isidore de Souza, archevêque coadjuteur de Ouidah, participa, du 19 au 28 février 1990, à la Conférence nationale des forces vives de la nation. « Je suis votre homme si vous le voulez », répondit-il quand on lui demanda s’il acceptait de la présider. Et il fut élu haut la main.

« D’abord, je ne fais partie d’aucune tendance politique. Ensuite, ils cherchaient quelqu’un […] qui puisse faire l’unité de cette diversité de tendances et de couches sociales. […] C’est vrai que je ne connaissais rien à la politique, mais, si c’était pour me manipuler, ils s’étaient trompés sur la personne. » Une indépendance qui a sauvé le processus démocratique puisque, convoqué le 24 février dans la nuit par Mathieu Kérékou, qui voulait suspendre la conférence, Mgr de Souza parvint à le persuader de la laisser se dérouler jusqu’à son terme.

Président du Haut Conseil de la République de 1990 à 1993, il fut nommé archevêque de Cotonou en 1990 et présida la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest de 1997 jusqu’à son décès, en mars 1999, à l’âge de 64 ans.

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