En présence de Hervé Ladsous, patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU, la Minusma (Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali) a pris le relais, le 1e juillet de la force panafricaine, la Misma (Mission internationale de soutien au Mali), dont les quelque 6 000 hommes ont été intégrés à la nouvelle mission onusienne, quelques semaines avant l’élection présidentielle prévue le 28 juillet.
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Commandée par le général rwandais Jean-Bosco Kazura, la Minusma devrait être composée d’ici fin décembre de quelque 12 600 hommes (militaires et policiers) et devra assurer la sécurité du Mali, en particulier de sa vaste partie nord, soit les deux-tiers du pays.
Présence française
À la faveur d’un coup d’État militaire à Bamako le 22 mars 2012, le nord du pays et ses principales villes, Gao, Tombouctou et Kidal, ont été occupées les mois suivants par des groupes jihadistes et criminels liés à Al-Qaïda qui y ont commis de nombreuses exactions. Depuis, ils en ont en grande partie été chassés par l’intervention de l’armée française qui a débuté le 11 janvier et se poursuit aujourd’hui.
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La Minusma et l’armée malienne pourront encore compter pendant un temps sur les 3 200 militaires français toujours présents au Mali – au plus fort de l’intervention française ils étaient 4 500. Selon Paris, la force française va progressivement diminuer pour atteindre un millier de soldats à la fin de l’année.
(Avec AFP)