Économie

Satisfecit

Par - J.-M.M.
Mis à jour le 18 septembre 2008 à 01:00

L’étude réalisée au printemps 2008 par le cabinet tunisien Maxula Bourse a classé les banques du pays en trois catégories. Les très bons élèves : cette catégorie regroupe les banques qui affichent de bons fondamentaux : un portefeuille sain, une bonne gestion des risques et un niveau de provisionnement adéquat. Avec l’actif le plus sain, la Banque de Tunisie décroche le titre de premier de la classe. Elle est suivie par l’Arab Tunisian Bank (ATB). « Ces valeurs constituent une garantie de qualité dans un secteur où elle est une denrée rare », jugent les experts de Maxula Bourse. En conséquence, les éventuels investisseurs devront payer le prix fort pour acquérir ces valeurs en Bourse. Les bons élèves : de qualité moindre, leurs fondamentaux sont toutefois en nette amélioration. Parmi ces banques à fort potentiel de croissance, on relève Amen Bank, la Banque de l’habitat (BH) et la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT). Dotés d’une crédibilité indéniable, ces établissements, s’ils poursuivent leurs efforts, pourraient faire l’objet de privatisations ou de fusions. Les élèves très moyens : malgré quelques progrès, ils présentent les moins bons fondamentaux et sont loin de respecter les ratios prudentiels. Maxula Bourse épingle dans cette catégorie la Société tunisienne de banque (STB) et la Banque nationale agricole (BNA). Détenues majoritairement par l’État, elles ne devraient pas être privatisées, en raison de leur position stratégique dans l’économie du pays. En revanche, la STB, bras financier de l’État pour le développement des PMI et du tourisme, et qui a opéré un net redressement de ses comptes en 2007, pourrait céder ses participations dans une dizaine de filiales financières, à l’image de l’appel d’offres pour la cession de l’une d’elle, la Banque franco-tunisienne.