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Naguib Sawiris

PDG d’Orascom

Dix ans après avoir raflé la deuxième licence mobile égyptienne – pour 365 millions de dollars – et créé Orascom Telecom, Naguib Sawiris, 54 ans, est à la tête d’un véritable empire. Avec plus de 70 millions d’abonnés dans sept pays et 2 milliards de dollars de résultat net en 2007, ses contours dépassent largement les frontières de l’Égypte. Naguib a toujours eu la bougeotte. Dès ses débuts dans la téléphonie mobile, l’ingénieur – formé à l’École polytechnique de Lausanne – a sillonné le monde musulman pour le conquérir : le Pakistan, où Orascom s’est implanté en 1999 avec Mobilink ; l’Algérie, où il a déboursé 737 millions de dollars en 2002 pour la licence Djezzy ; la Tunisie où, la même année, il a lancé Tunisiana. Le Caire, où vivent son épouse et leurs quatre enfants, reste son camp de base.

De voyages en paris – notamment en Irak où, en octobre 2003, Orascom a acquis une licence, revendue en décembre 2007 –, son portefeuille s’est considérablement rempli.

Aujourd’hui, Naguib Sawiris figure dans le palmarès des fortunes mondiales du magazine américain Forbes. Au 60e rang, il est l’homme le plus riche d’Afrique. Devant son père, Onsi Sawiris, fondateur en 1976 d’Orascom Construction Industries, et devant ses deux frères : Nassef, qui a repris les activités paternelles, et Samih, qui dirige Orascom Hotels & Development. Parallèlement, le fils de famille s’est lancé à l’assaut du sud du Sahara. Avec un bilan moins glorieux. En 2000, il a acheté, pour 413 millions de dollars, 80 % de Telecel International. Et planté ses drapeaux dans 10 pays subsahariens : Bénin, Burundi, Tchad, Gabon, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Nigeria, Togo, Zambie, Zimbabwe. Mais aujourd’hui, de cette aventure panafricaine, il ne reste rien ! Ne pouvant concilier toutes ses ambitions, le Cairote a cédé Telecel « par appartements » en 2003.

Un Égyptien en Europe, l’image a pour lui plus de panache. En 2005, il s’est offert Wind, troisième opérateur italien, pour 15 milliards de dollars. Et, deux ans plus tard, il s’est emparé de TIM Hellas, numéro trois en Grèce, pour 4,3 milliards de dollars. Mais la prise de Rome n’est pas terminée. En février, la presse italienne a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le versement d’un pot-de-vin de 110 millions de dollars pour l’achat de Wind, et la mise en examen de Sawiris. Le point noir dans la success story ? L’intéressé rétorque qu’il n’a reçu aucune notification de la justice. Lapidaire et sûr de lui. 

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